ou la chronique du désenchantement ordinaire. Un blog pour inciter à la conscience, à la révolte, à l'indignation. En réaction à ce qui blesse, ce qui choque, ce qui écœure. Un blog pour dépasser la tristesse et fonder l'espoir d'un renouveau. Un blog comme un défouloir de nos tensions, et au bout, qui sait, l'apaisement.
Incipit
Entre le rêve et l'échec, ou quand, en politique comme en amour, la déception semble être l'inévitable issue...
Rassurez-vous, pas de pessimisme absolu en guise de ligne éditoriale, mais plutôt des variations autour des thèmes suivants : dépit / renouveau / trentenaire / conscience politique / résignation / colère / écologie / révolte / rock / partage / émotion / sourire / échec / (re)construction…
lundi 10 juin 2013
(R) évolution des colibris : étape 2
Nous sommes nombreux à vouloir construire une société véritablement écologique et humaine. Dont la priorité est notre épanouissement collectif sur cette planète. Qui prenne soin de la nature et des animaux.
Nous sommes encore plus nombreux à savoir que si nous poursuivons dans la voie actuelle, les conséquences seront catastrophiques.
La plupart des responsables politiques, des organisations internationales, des collectivités locales, des entreprises grandes ou petites, des citoyens le savent. Le GIEC, l'ONU, la Banque Mondiale même, ainsi que bon nombre de chefs d’Etats le disent, les journalistes l’écrivent…
Pourtant, aucune décision, politique ou économique, réellement courageuse, véritablement en adéquation avec la gravité de la situation, n’est prise.Le mouvement des Colibris a un plan pour faire bouger les lignes : reprendre le pouvoir sur l’économie, l’agriculture, l’éducation, la démocratie, l’énergie, dès 2013. Pour construire une société nouvelle, réellement soutenable et épanouissante pour tous.
Comme nous avions commencé à le faire en janvier 2013, nous continuons à dérouler ici ce plan en 5 axes. La 1ère étape avait consisté à relocaliser l'économie. Depuis quelques semaines, les Colibris creusent le 2ème sillon :
La (R)évolution de l'agriculture : Planter ce que nous mangeons.
Consommation excessive de pétrole, pollution, usage massif de produits phytosanitaires, standardisation de la production, appauvrissement des terres nourricières, disparition des paysans… Les conséquences de l’agriculture actuelle sont lourdes. Elles sont détaillées sur ce lien. Mais comme le Colibri est volontaire et optimiste par nature, il suggère à la suite de ces fléaux les solutions existantes.
A notre échelle de citoyens lambda mais concernés, le mouvement nous offre 5 possibilités d'actions pour participer concrètement à la (R)évolution :
1. Planter avec les Incroyables Comestibles
Transformons nos territoires en immense potager avec les Incroyables Comestibles !
Une démarche collective de jardinage !
2. Je mange bio, local et de saison
Favoriser le local, respecter les principes de l’agroécologie, constitue aujourd’hui une garantie d’alimentation plus saine et plus équilibrée. En décidant de consommer des produits bio, locaux et de saison, vous faites donc un double-choix positif : celui de privilégier votre santé tout en luttant contre l'appauvrissement des terres.
3. Je cultive un potager agroécologique comestible
Jardins privés ou partagés, tout le monde peut s’engager dans la culture d’un petit potager ! #Association Kokopelli
4. Je crée des circuits courts de distribution
Changer notre rapport à la production et à la consommation implique une dernière révision de taille : celle des modes de distribution et d’approvisionnement. Une alimentation commercialisée en circuit-court, c’est l’assurance d’une production locale et d’une consommation responsable, respectueuse de l’environnement. #AMAP
5. J’investis dans une Foncière
Pour voir renaître une agriculture de proximité, il faut pouvoir cultiver localement ! C’est pourquoi la propriété foncière est un outil essentiel au développement serein d’une agriculture paysanne. L’enjeu est de pouvoir assurer aux paysans un accès aux terres agricoles. #Terredeliens
Aujourd’hui, nous avons le pouvoir d’inverser la tendance ! Faisons le choix d’une production agricole biologique et locale, respectueuse de la nature et des humains !
Prochain post sur le même thème : Octobre, le plan Education
mardi 14 mai 2013
Miossec forever
Rentré
de vacances hier. Corse. 10 jours. Le quotidien merdique revient à la charge,
plus fort que jamais. La machine à laver a eu un coup de chaud. Létal. Boulette
majeure au boulot pendant mon absence. Inextricable. La dernière vraie ex est
fiancée, et enceinte. Déroutant. La défaite du SMC face à Nantes empêchant l'accession en L1. Immuable.
"J’ai
pas quitté le port que tu aimais si bien
Et j’y traîne encore, j’y traîne encore comme un crétin
Car à t’aimer encore, je suis tellement enclin
Que je me déchire encore pour me noyer... enfin"
Miossec, Crachons veux-tu bien
Et j’y traîne encore, j’y traîne encore comme un crétin
Car à t’aimer encore, je suis tellement enclin
Que je me déchire encore pour me noyer... enfin"
Miossec, Crachons veux-tu bien
Ah
oui, j'oubliais, pendant que j'attendais mon pote hier au bar, les 2 meufs de
la table d'à côté se racontaient les demandes en mariage de leurs mecs
respectifs... Tellement dégoulinant de classicisme. Coucher de soleil sur la
plage, et tutti quanti. Mais tellement chou aussi... C'est ça l'amuuuuur, c’est
même son essence.
Tout ça dans la même journée. On ne devrait pas rentrer de congés... J'ai
la furieuse impression qu'on s'est donné le mot pour me plonger le nez bien
profond dans ce que j'évite de sentir depuis de longs mois. On voudrait
m'obliger à faire le point, à réfléchir à ce que je veux vraiment, à abandonner l'insouciance (voire l'inconséquence) qui m'habille comme une seconde peau ! C'est un
complot ! Je m'y suis refusé jusqu'ici, j'ai pris la fuite, chaque fois.
« Je t’aime bien mais je ne t’aime plus
Ça m’est tombé dessus hier soir
Juste après qu’il ait plu »
Miossec, Juste après qu’il ait plu
Ça m’est tombé dessus hier soir
Juste après qu’il ait plu »
Miossec, Juste après qu’il ait plu
Là,
néanmoins, tous ces signes ont de quoi me mettre le doute. Faut-il continuer la
vie que je mène ? Ou faut-il que je me mette en quête d'un nouvel amour ? Je
crois savoir que je suis inapte à ça. L'amour. J'ai échoué dans mes deux
grandes histoires. Qui avec le recul ne méritaient pas une telle débauche de
sentiments. Je me dis que je vis mieux seul. Que ça implique moins de
frustration chez moi, et plus de sérénité. Je répète à l'envi que l'amour est une vue de l'esprit.
Une simple couverture pour justifier notre besoin de ne pas être seul sur le
chemin de la vie. Qu'il faut être jeune, vierge, neuf, pour s'enflammer sans
réserve. Et que je ne suis plus ni neuf, ni vierge, ni jeune. Et que bien d'autres
types d'étincelles que celles qui brillent dans des yeux énamourés peuvent
aviver ma flamme.
Alors
évidemment j'ai évolué, mûri. Je me suis enrichi. Je suis certainement mieux
armé pour construire une relation saine qu'auparavant. Jadis dépendant
affectif, j'ai désormais conquis l'indépendance. Même à l'excès. Et j’ai remarqué que
l'indépendance n'est pas partageuse.
Cela
dit, peut-être qu'au fond, tapi dans l'ombre de l'inconscient, réside encore
cette peur de devenir dingo, d'être débordé, de perdre la lucidité, d'avoir
mal.
"Tout
recommence
Mais rien ne se répare
Quand les cœurs sont en faïence
C’est foutu, c’est trop tard"
Miossec, Recouvrance
Mais rien ne se répare
Quand les cœurs sont en faïence
C’est foutu, c’est trop tard"
Miossec, Recouvrance
Ces
derniers jours j'ai presque été enthousiaste à l'idée de rencontrer une jolie
fille, qui m'aime et que j'aime. Pour ça, il faudrait oser prendre des décisions,
faire des choix, se livrer. Pas persuadé d'en être capable. Ni de le vouloir
vraiment.
« Descendre, descendre
Pour ne plus jamais avoir à remonter
Le long de doux mots tendres
Qui vous donnent la nausée »
Miossec, Le célibat
Pour ne plus jamais avoir à remonter
Le long de doux mots tendres
Qui vous donnent la nausée »
Miossec, Le célibat
lundi 4 mars 2013
Rupture song
T'as beau avoir perdu la capacité d'aimer, la vie (ou le dernier verre
de rhum, ou ta super copine philanthrope, ou ton irrépressible et fâcheuse
manie de plaire) met parfois sur ton chemin une jeune fille débordante
d'espoir.
Mais, une fois le sourire chipé (et le numéro), va savoir pourquoi, tu ne t'enfuis
pas. Pire tu la revois. Et mécaniquement tout s'enchaîne. La relation
s'installe. Parce que tu te dis, que, bah, ça peut venir avec le temps. Ou que
quand même, c'est peut-être un signe cette drôle de jolie rencontre. Ou qu'il devra
bien venir un jour, le moment où il faudra se poser.
Au fond de toi, tu sais. Tu n’veux pas. T'es pas prêt. Ça marche pas.
C'est un peu charmant, oui, mais ça manque d'évidence.
3 semaines, 3 mois, le temps de l'implacable décision ne peut plus être
repoussé davantage. Oui mais t'es un gentil, t'aimes vraiment pas ça, faire du
mal aux gens. La rupture, t'as appris à l'abhorrer. Elle t’est devenue insupportable.
L'empathie te tord le bide.
Tu ne voudrais pas que son cœur saigne, mais bien sûr, l'hémo te manque…
Ces chansons sont là pour toi, sélectionnées avec soin :
Détonante
Vincent Baguian, Je ne t’aime pas.
Réaliste
Miossec, Je m’en vais. Les paroles ne concernent pas
vraiment une histoire sentimentale, mais on va faire comme si.
Fleurie, puis fanée
Daniel Darc, Rouge Rose.
Je ne pouvais pas ne pas rendre hommage à l’artiste récemment disparu, et dont les derniers albums sont si beaux.
Lassée
Da Silva, L’indécision. Souvenir profondément ancré d’un
énorme concert donné à Hérouville Saint Clair, au BBC. L’album "La tendresse des
fous" en particulier est très émouvant.
Anticipatrice
Barbara, Parce que je t’aime. Repris ici par Daphné
sur son dernier album 13 chansons de Barbara.
Mélancolique
Jacques Higelin, accompagné par Isabelle Adjani. Paroxysme de l'insensibilité : "Je ne ressens ni joie ni peine, Quand tes yeux se posent sur moi"
http://youtu.be/T6hW8qWMDik
Liste à poursuivre....
* Titre du billet emprunté à la chanteuse Brune
mercredi 27 février 2013
Café de la Danse, première
1ère partie : EXSONVALDES
J'avais
dans les oreilles un lointain écho d'Exsonvaldes, souvenir d'une compil' d'un
magazine musical ou quelque chose comme ça, il y a de ça plusieurs années (10
?). Ils payent pas de mine les gars d'Exsonvaldes, chétifs, presque malingres.
A les voir et les entendre, on a comme un doute. Mais peu à peu ils prennent leurs
marques. La confiance les gagne gentiment, ils enchainent quelques morceaux
bien sentis, efficaces, j'irai même jusqu'à dire mini-tubes. Un milieu de set
euphorisant, guitares et rock qui sonnent comme j'aime. Bref c'est un peu une
deuxième naissance, au moins à mes yeux (et pas que : le 3ème album qui sort le
18 mars est réalisé et produit par Alex Firla (Phoenix, Air)). Mais après une
heure, quand même il est temps que ça
s'arrête. Les effets vocaux sont parfois trop improbables. Pour leur défense,
comme le précise Simon, le chanteur, c'est l'une des premières dates, et les chansons n'ont été que peu répétées.
Exsonvaldes,
tout compte fait, c'est un peu la revanche des rockers moches, probablement
aussi de l'ado loser un tantinet ringard et mal dans sa peau que tu as été (en
tout cas moi oui).
In fine, lorsque s'achève le dernier accord, je ne sais pas
trop à quoi ça tient, mais le doute plane encore...
Le dernier clip en date, L'aérotrain (une des rares chansons en français)
Le
Nouveau Casino à Paris le 16 mars
South
Pop Festival à Séville le 23 mars
Le
Silo à Verneuil sur Avre le 2 mai
BADEN BADEN
Un
groupe découvert il y a quelques mois déjà, et dont je partageais au creux de
l'oreiller mon goût pour les chansons graciles, avec mon ex, l'as de trèfle
qui piquait (mais vraisemblablement pas assez) mon cœur (de pierre) et
qui se moquait de mon mauvais accent allemand. Son rire me manque. Bref.
Baden
Baden, un doux voyage pour mon cœur de guimauve (oui mais de pierre quand
même). Une voix câline, haut perchée, servis par des arrangements élégants et
des accords délicats. On se laisse caresser par leurs petites perles (Je sais
je vais, Evidemment, Chanmé).
Cinq
musiciens pour une puissance de feu qui donne un volume inattendu et heureux
aux morceaux plus enlevés (Anyone en ouverture, La descente), mais nuisant un
poil aux morceaux plus intimistes, du moins au début, je trouve.
Au
final le groupe emporte carrément l'adhésion avec une prestation propre et maitrisée.
En témoigne le smile on my face, ce matin au réveil !
Le clip d’Évidemment
Prochaines
dates :
Casino
Barriere à Montreux (Suisse), le 22 mars
Festival
Faveurs de Printemps à Hyères, le 19 avril
Le
Printemps de Bourges, le 23 avril
mardi 26 février 2013
Semaine pour les alternatives aux pesticides
Du 20 au 30 mars se tiendra la 8ème édition de la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides !
La SAP (oui, l'époque est aux abréviations à tout va, je m'adapte) est une opération nationale et internationale annuelle, ouverte à tous. Elle vise à informer sur les impacts des pesticides de synthèse sur l’environnement et la santé, et à promouvoir les alternatives.
La France, championne des pesticides et mauvaise élève pour les alternatives…
Les raisons de se mobiliser sur le sujet, hélas, ne manquent pas :
En 2013, deux actualités fortes vont marquer l’évènement :
Eu égard à ces enjeux, pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux sanitaires et environnementaux des pesticides ainsi que sur les alternatives à travers des centaines de manifestations.
Tout le monde peut organiser des manifestations à son échelle : associations, agriculteurs, collectivités locales, entreprises (magasins, jardineries, restaurants…), établissements scolaires... Les points d’entrée sont multiples : la biodiversité, l’eau, l’alimentation, le jardin et les espaces verts, l’agriculture, la santé…
En 2012, plus de 750 évènements ont été organisés (500 en France et 250 dans 20 autres pays), permettant de sensibiliser 50 000 personnes.
La liste des événements, dont ceux près de chez vous, est accessible ici.
Fermes ouvertes, visites pédagogiques, balades, ateliers jardinage, conférence : les possibilités sont nombreuses !
Le site Internet dédié propose un tour d'horizon sur les pesticides et leurs effets et apporte également un éclairage sur les alternatives possibles.
Voilà vous savez tout, à vos agendas !
La SAP (oui, l'époque est aux abréviations à tout va, je m'adapte) est une opération nationale et internationale annuelle, ouverte à tous. Elle vise à informer sur les impacts des pesticides de synthèse sur l’environnement et la santé, et à promouvoir les alternatives.
La France, championne des pesticides et mauvaise élève pour les alternatives…
Les raisons de se mobiliser sur le sujet, hélas, ne manquent pas :
- La France est le 1er pays européen utilisateur de pesticides et le 3ème au monde
- La consommation de pesticides a augmenté de 2,6% depuis 2008, malgré le plan Ecophyto 2018 qui prévoit une diminution de 50% de pesticides d’ici 2018
- 96% des cours d’eau sont pollués
- Plus de 50% des fruits et légumes (non bio) contiennent des résidus de pesticides
- L’épandage aérien est toujours pratiqué grâce aux nombreuses dérogations
- La France est au 19ème rang européen pour sa production bio
- Seulement 3,9% de la surface agricole française est en bio alors que le Grenelle de l’Environnement avait fixé l’objectif de 6% en 2012 et de 20% en 2020
En 2013, deux actualités fortes vont marquer l’évènement :
- La réforme de la Politique Agricole Commune
- Les enjeux autour des perturbateurs endocriniens et la nécessité de proposer une définition de ces éléments dans le cadre de l’actuelle réglementation pesticides d’ici décembre 2013
Eu égard à ces enjeux, pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux sanitaires et environnementaux des pesticides ainsi que sur les alternatives à travers des centaines de manifestations. Tout le monde peut organiser des manifestations à son échelle : associations, agriculteurs, collectivités locales, entreprises (magasins, jardineries, restaurants…), établissements scolaires... Les points d’entrée sont multiples : la biodiversité, l’eau, l’alimentation, le jardin et les espaces verts, l’agriculture, la santé…
En 2012, plus de 750 évènements ont été organisés (500 en France et 250 dans 20 autres pays), permettant de sensibiliser 50 000 personnes.
La liste des événements, dont ceux près de chez vous, est accessible ici.
Fermes ouvertes, visites pédagogiques, balades, ateliers jardinage, conférence : les possibilités sont nombreuses !
Le site Internet dédié propose un tour d'horizon sur les pesticides et leurs effets et apporte également un éclairage sur les alternatives possibles.
Voilà vous savez tout, à vos agendas !
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