Le mythe de l’énergie illimitée s’achève. L’heure est à la sobriété, à l’efficacité, et au développement des énergies renouvelables. Dans le cadre du dernier volet de la (R)évolution consacré à l'énergie, Colibris propose 5 actions citoyennes qui participent à impulser un courant... alternatif !
Dossier entièrement extrait du site internet www.colibris-lemouvement.org. J’ai mis sur ce billet uniquement les développements des points 1 et 3. Le complément d’infos lié autres points est disponible sur le site des Colibris.
1. Je choisis un fournisseur indépendant d'énergie
100% renouvelable, sans énergie fossile ni nucléaire. (R)évolutionner l'énergie, ça commence par changer d'électricité !
Suite à l’ouverture en France du marché de l'électricité à la concurrence en 2004, EDF n’a plus le monopole de la fourniture d’électricité. Un des nouveaux venus sur le marché, Enercoop, propose une électricité 100% renouvelable, sans énergie fossile ni nucléaire. (R)évolutionner l'énergie, ça commence par changer d'électricité !
Enercoop a été créée sous forme de Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC), avec pour objectifs de promouvoir les énergies renouvelables, défendre la maîtrise de la consommation d'énergie, et décentraliser la production. La quasi totalité des bénéfices est réinvestie dans de nouveaux moyens de production.
Il y a actuellement 55 producteurs, répartis entre l’hydraulique, l’éolien, le photovoltaïque, et le biogaz.
Si les tarifs d’EDF sont sensiblement moins élevés (0,13€/kWh contre 0,16€/kWh chez Enercoop), c’est parce que l’opérateur historique est subventionné par une taxe, la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité). Mais cette différence de prix devrait s’estomper dans les années à venir, et s’harmoniser sur le marché européen (entre 0,16€ et 0,17€).
Plus d’infos : www.enercoop.fr
2. J’éco-habite
Choisir un habitat collectif, groupé, ou partagé, c’est adopter un mode de vie plus sobre et... plus convivial ! #Ecoquartier, #Gaspillage, #EfficacitéEnergètique
Paragraphe développé ici !
3. Je réduis ma consommation de viande
L'élevage animal représente un gouffre énergétique. Manger moins de viande est un acte politique !
Produire de la viande pour nous nourrir coûte très cher sur le plan environnemental et sanitaire. Au regard de l’accroissement de la population et de l’épuisement des ressources fossiles, il semble impératif de faire évoluer nos habitudes alimentaires.
Actuellement, un français consomme en moyenne 1,5kg de viande par semaine, aux grands regrets des nutritionnistes qui préconisent une consommation de 500g par semaine. Manger trop de viande engendre des répercussions néfastes sur la santé, parmi lesquelles des troubles cardio-vasculaires, de multiples cancers et de l’obésité. Ce mode de vie n’épargne guère l’équilibre des écosystèmes puisque les écologistes déplorent des déforestations massives en Amérique Latine, des conflits d’usage des terres (selon le WWF, 1kg de viande nécessite 323m2 de terre) et de l’eau (produire 1kg de boeuf nécessite plus de 15 000 litres d'eau), des pollutions dues aux effluents d’élevages, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre (1 kg de viande serait responsable de l’émission de 34,2kg d’équivalent CO2). A cet égard, selon un récent rapport de la FAO, l’élevage était responsable de 15% des émissions annuelles de GES dans le monde en 2013. De même, dans son rapport “Les spéculateurs de la faim”, l’ONG Foodwatch dénonce la spéculation sur les denrées alimentaires qui règne sur les marchés financiers et l’atteinte portée à la sécurité alimentaire des pays du Sud.
Sur l’aspect énergétique spécifiquement, la production de viande est gourmande en énergie, en raison du transport, de l’électricité nécessaire pour le chauffage des bâtiments et la production dans son ensemble. Il est important de souligner que la production d’1 kg de viande de boeuf nécessite 7 kg à 10 kg de végétaux. Il faut donc démultiplier les dépenses énergétiques afférentes : engrais et pesticides de synthèse, tracteurs, transport… L’alimentation du bétail représente, dans le monde, 70 % des surfaces agricoles ! Au détriment de l’alimentation humaine...
Plus d’info :
- “Manger plus végétarien”, sur le site de Colibris
- “Manger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé”, sur notre-planete.info.
- “Les spéculateurs de la faim”, rapport Foodwatch 2011.
- “L’impact de la viande sur les humains, les animaux, et la planète”, sur le site Viande.info.
4. J'investis mon épargne dans la transition énergétique
Investir en faveur du développement des énergies renouvelables, c'est favoriser la multiplication des productions locales !
Paragraphe développé ici !
5. Je participe à l'élaboration d'un plan de descente énergétique sur mon territoire
Première étape : initier un collectif de citoyens pour agir ensemble !
Paragraphe développé ici !
ou la chronique du désenchantement ordinaire. Un blog pour inciter à la conscience, à la révolte, à l'indignation. En réaction à ce qui blesse, ce qui choque, ce qui écœure. Un blog pour dépasser la tristesse et fonder l'espoir d'un renouveau. Un blog comme un défouloir de nos tensions, et au bout, qui sait, l'apaisement.
Incipit
Entre le rêve et l'échec, ou quand, en politique comme en amour, la déception semble être l'inévitable issue...
Rassurez-vous, pas de pessimisme absolu en guise de ligne éditoriale, mais plutôt des variations autour des thèmes suivants : dépit / renouveau / trentenaire / conscience politique / résignation / colère / écologie / révolte / rock / partage / émotion / sourire / échec / (re)construction…
Affichage des articles dont le libellé est Ecologie. Afficher tous les articles
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lundi 21 juillet 2014
lundi 10 juin 2013
(R) évolution des colibris : étape 2
Nous sommes nombreux à vouloir construire une société véritablement écologique et humaine. Dont la priorité est notre épanouissement collectif sur cette planète. Qui prenne soin de la nature et des animaux.
Nous sommes encore plus nombreux à savoir que si nous poursuivons dans la voie actuelle, les conséquences seront catastrophiques.
La plupart des responsables politiques, des organisations internationales, des collectivités locales, des entreprises grandes ou petites, des citoyens le savent. Le GIEC, l'ONU, la Banque Mondiale même, ainsi que bon nombre de chefs d’Etats le disent, les journalistes l’écrivent…
Pourtant, aucune décision, politique ou économique, réellement courageuse, véritablement en adéquation avec la gravité de la situation, n’est prise.Le mouvement des Colibris a un plan pour faire bouger les lignes : reprendre le pouvoir sur l’économie, l’agriculture, l’éducation, la démocratie, l’énergie, dès 2013. Pour construire une société nouvelle, réellement soutenable et épanouissante pour tous.
Comme nous avions commencé à le faire en janvier 2013, nous continuons à dérouler ici ce plan en 5 axes. La 1ère étape avait consisté à relocaliser l'économie. Depuis quelques semaines, les Colibris creusent le 2ème sillon :
La (R)évolution de l'agriculture : Planter ce que nous mangeons.
Consommation excessive de pétrole, pollution, usage massif de produits phytosanitaires, standardisation de la production, appauvrissement des terres nourricières, disparition des paysans… Les conséquences de l’agriculture actuelle sont lourdes. Elles sont détaillées sur ce lien. Mais comme le Colibri est volontaire et optimiste par nature, il suggère à la suite de ces fléaux les solutions existantes.
A notre échelle de citoyens lambda mais concernés, le mouvement nous offre 5 possibilités d'actions pour participer concrètement à la (R)évolution :
1. Planter avec les Incroyables Comestibles
Transformons nos territoires en immense potager avec les Incroyables Comestibles !
Une démarche collective de jardinage !
2. Je mange bio, local et de saison
Favoriser le local, respecter les principes de l’agroécologie, constitue aujourd’hui une garantie d’alimentation plus saine et plus équilibrée. En décidant de consommer des produits bio, locaux et de saison, vous faites donc un double-choix positif : celui de privilégier votre santé tout en luttant contre l'appauvrissement des terres.
3. Je cultive un potager agroécologique comestible
Jardins privés ou partagés, tout le monde peut s’engager dans la culture d’un petit potager ! #Association Kokopelli
4. Je crée des circuits courts de distribution
Changer notre rapport à la production et à la consommation implique une dernière révision de taille : celle des modes de distribution et d’approvisionnement. Une alimentation commercialisée en circuit-court, c’est l’assurance d’une production locale et d’une consommation responsable, respectueuse de l’environnement. #AMAP
5. J’investis dans une Foncière
Pour voir renaître une agriculture de proximité, il faut pouvoir cultiver localement ! C’est pourquoi la propriété foncière est un outil essentiel au développement serein d’une agriculture paysanne. L’enjeu est de pouvoir assurer aux paysans un accès aux terres agricoles. #Terredeliens
Aujourd’hui, nous avons le pouvoir d’inverser la tendance ! Faisons le choix d’une production agricole biologique et locale, respectueuse de la nature et des humains !
Prochain post sur le même thème : Octobre, le plan Education
mardi 26 février 2013
Semaine pour les alternatives aux pesticides
Du 20 au 30 mars se tiendra la 8ème édition de la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides !
La SAP (oui, l'époque est aux abréviations à tout va, je m'adapte) est une opération nationale et internationale annuelle, ouverte à tous. Elle vise à informer sur les impacts des pesticides de synthèse sur l’environnement et la santé, et à promouvoir les alternatives.
La France, championne des pesticides et mauvaise élève pour les alternatives…
Les raisons de se mobiliser sur le sujet, hélas, ne manquent pas :
En 2013, deux actualités fortes vont marquer l’évènement :
Eu égard à ces enjeux, pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux sanitaires et environnementaux des pesticides ainsi que sur les alternatives à travers des centaines de manifestations.
Tout le monde peut organiser des manifestations à son échelle : associations, agriculteurs, collectivités locales, entreprises (magasins, jardineries, restaurants…), établissements scolaires... Les points d’entrée sont multiples : la biodiversité, l’eau, l’alimentation, le jardin et les espaces verts, l’agriculture, la santé…
En 2012, plus de 750 évènements ont été organisés (500 en France et 250 dans 20 autres pays), permettant de sensibiliser 50 000 personnes.
La liste des événements, dont ceux près de chez vous, est accessible ici.
Fermes ouvertes, visites pédagogiques, balades, ateliers jardinage, conférence : les possibilités sont nombreuses !
Le site Internet dédié propose un tour d'horizon sur les pesticides et leurs effets et apporte également un éclairage sur les alternatives possibles.
Voilà vous savez tout, à vos agendas !
La SAP (oui, l'époque est aux abréviations à tout va, je m'adapte) est une opération nationale et internationale annuelle, ouverte à tous. Elle vise à informer sur les impacts des pesticides de synthèse sur l’environnement et la santé, et à promouvoir les alternatives.
La France, championne des pesticides et mauvaise élève pour les alternatives…
Les raisons de se mobiliser sur le sujet, hélas, ne manquent pas :
- La France est le 1er pays européen utilisateur de pesticides et le 3ème au monde
- La consommation de pesticides a augmenté de 2,6% depuis 2008, malgré le plan Ecophyto 2018 qui prévoit une diminution de 50% de pesticides d’ici 2018
- 96% des cours d’eau sont pollués
- Plus de 50% des fruits et légumes (non bio) contiennent des résidus de pesticides
- L’épandage aérien est toujours pratiqué grâce aux nombreuses dérogations
- La France est au 19ème rang européen pour sa production bio
- Seulement 3,9% de la surface agricole française est en bio alors que le Grenelle de l’Environnement avait fixé l’objectif de 6% en 2012 et de 20% en 2020
En 2013, deux actualités fortes vont marquer l’évènement :
- La réforme de la Politique Agricole Commune
- Les enjeux autour des perturbateurs endocriniens et la nécessité de proposer une définition de ces éléments dans le cadre de l’actuelle réglementation pesticides d’ici décembre 2013
Eu égard à ces enjeux, pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux sanitaires et environnementaux des pesticides ainsi que sur les alternatives à travers des centaines de manifestations. Tout le monde peut organiser des manifestations à son échelle : associations, agriculteurs, collectivités locales, entreprises (magasins, jardineries, restaurants…), établissements scolaires... Les points d’entrée sont multiples : la biodiversité, l’eau, l’alimentation, le jardin et les espaces verts, l’agriculture, la santé…
En 2012, plus de 750 évènements ont été organisés (500 en France et 250 dans 20 autres pays), permettant de sensibiliser 50 000 personnes.
La liste des événements, dont ceux près de chez vous, est accessible ici.
Fermes ouvertes, visites pédagogiques, balades, ateliers jardinage, conférence : les possibilités sont nombreuses !
Le site Internet dédié propose un tour d'horizon sur les pesticides et leurs effets et apporte également un éclairage sur les alternatives possibles.
Voilà vous savez tout, à vos agendas !
mercredi 2 janvier 2013
(R) évolution des Colibris : étape 1
L'Utopie Destituée revêt ses habits d'oracle (l'optimisme doit être de mise pour la nouvelle année !) et prophétise à l'instar des Colibris une (R)évolution pour 2013 !
Le mouvement Colibris, dont nous avons déjà parlé ici ou là, déjà initiateur en 2012 de la campagne "Tous candidats", continue son action pour inspirer, organiser et soutenir le changement de notre modèle de société par la participation de tous.
L'initiative s'articulera autour de 5 thématiques qui seront l'objet de 5 campagnes s'étalant de janvier 2013 à décembre 2014.
Les développements qui suivent sont majoritairement issus du site des Colibris.
Février 2013 : "Localiser l'économie"
Avril 2013 : "Planter ce que nous mangeons"
Septembre 2013 : "Révolutionner l'éducation"
Janvier 2014 : "Réinventer la démocratie"
Avril 2014 : "Economiser et produire de l'énergie (renouvelable)"
La 1ère étape c'est dès maintenant ! Localiser l'économie, suivant la démarche des économies locales vivantes présentée par Raphaël Souchier. Mais pourquoi ?
S'appuyant sur les travaux du réseau États-unien BALLE (Business Alliance for Local Living Economies bealocalist.org), on nous montre pourquoi l'économie doit s'enraciner quelque part et l'impact incroyable de l'achat local sur l'emploi, la circulation des richesses, l'augmentation des revenus des collectivités et des associations.
Consommer, et notamment manger local, c'est :
1. Garantir l’autonomie alimentaire, préserver les terres nourricières et l’activité des paysans à côté de chez soi
2. Sauvegarder la biodiversité agricole et la spécificité des terroirs
3. Encourager une économie locale et créer des emplois qui ont du sens
4. Réduire le transport des produits et minimiser les changements climatiques
5. Participer à une répartition équitable des richesses
6. Favoriser la qualité alimentaire et vivre en bonne santé
Plus de détails ici
Concrètement, il s'agirait de créer des réseaux d'entrepreneurs locaux : dès le mois de février, à Bordeaux, Lille, Toulouse, Paris, Montpellier, Rennes et Lyon, Raphaël Souchier et Colibris proposeront aux entrepreneurs, aux élus de collectivités et responsables du développement territorial, aux étudiants... des ateliers pour initier des réseaux de coopération locales et renforcer l’économie de chaque territoire.
D'autres actions sont possibles :
Changer de banque :
Certaines banques ne sont pas présentes dans les paradis fiscaux, ne paient pas de bonus extravagants, ne spéculent pas sur les marchés, investissent uniquement dans des projets d’économie sociale et solidaire..
Pour placer vos économies de manière plus éthique et responsable, optez pour la NEF ou le Crédit Coopératif. On peut même changer de banque en 5 clics ;-) avec ce site : jechangedebanque.org.
Organiser ou participer à un Carrotmob
En clair, des consommateurs envahissent un commerce afin de dégager un surplus de chiffre d’affaires pour le gérant. Celui-ci s’engage alors à réinvestir une partie des bénéfices réalisés dans la restructuration écologique de son établissement.
Détails à télécharger ici
Créer une monnaie locale
Agenda :
Lancement de la (R)évolution des Colibris avec une conférence publique à Paris le 30 janvier 2013, en présence de 5 personnalités qui présenteront le Plan des Colibris : "des trajectoires de transition dans les 5 grands thèmes abordés. Ces recommandations d'actions seront ensuite disponibles sur le web pour que tous ensemble, nous reprenions le pouvoir de nos vies et sur nos territoires".
Et pour vous prouver que ce genre de mobilisation, c'est "IN", un article sur un thème approchant, lu sur Rue89, à propos du livre de Bénédicte Manier : "Un million de révolutions tranquilles » (Éditions Les liens qui libèrent).
Le mouvement Colibris, dont nous avons déjà parlé ici ou là, déjà initiateur en 2012 de la campagne "Tous candidats", continue son action pour inspirer, organiser et soutenir le changement de notre modèle de société par la participation de tous.
L'initiative s'articulera autour de 5 thématiques qui seront l'objet de 5 campagnes s'étalant de janvier 2013 à décembre 2014.
Les développements qui suivent sont majoritairement issus du site des Colibris.
Février 2013 : "Localiser l'économie"
Avril 2013 : "Planter ce que nous mangeons"
Septembre 2013 : "Révolutionner l'éducation"
Janvier 2014 : "Réinventer la démocratie"
Avril 2014 : "Economiser et produire de l'énergie (renouvelable)"
La 1ère étape c'est dès maintenant ! Localiser l'économie, suivant la démarche des économies locales vivantes présentée par Raphaël Souchier. Mais pourquoi ?
S'appuyant sur les travaux du réseau États-unien BALLE (Business Alliance for Local Living Economies bealocalist.org), on nous montre pourquoi l'économie doit s'enraciner quelque part et l'impact incroyable de l'achat local sur l'emploi, la circulation des richesses, l'augmentation des revenus des collectivités et des associations.
Consommer, et notamment manger local, c'est :
1. Garantir l’autonomie alimentaire, préserver les terres nourricières et l’activité des paysans à côté de chez soi
2. Sauvegarder la biodiversité agricole et la spécificité des terroirs
3. Encourager une économie locale et créer des emplois qui ont du sens
4. Réduire le transport des produits et minimiser les changements climatiques
5. Participer à une répartition équitable des richesses
6. Favoriser la qualité alimentaire et vivre en bonne santé
Plus de détails ici
Concrètement, il s'agirait de créer des réseaux d'entrepreneurs locaux : dès le mois de février, à Bordeaux, Lille, Toulouse, Paris, Montpellier, Rennes et Lyon, Raphaël Souchier et Colibris proposeront aux entrepreneurs, aux élus de collectivités et responsables du développement territorial, aux étudiants... des ateliers pour initier des réseaux de coopération locales et renforcer l’économie de chaque territoire.
D'autres actions sont possibles :
Changer de banque :
Certaines banques ne sont pas présentes dans les paradis fiscaux, ne paient pas de bonus extravagants, ne spéculent pas sur les marchés, investissent uniquement dans des projets d’économie sociale et solidaire..
Pour placer vos économies de manière plus éthique et responsable, optez pour la NEF ou le Crédit Coopératif. On peut même changer de banque en 5 clics ;-) avec ce site : jechangedebanque.org.
Organiser ou participer à un Carrotmob
En clair, des consommateurs envahissent un commerce afin de dégager un surplus de chiffre d’affaires pour le gérant. Celui-ci s’engage alors à réinvestir une partie des bénéfices réalisés dans la restructuration écologique de son établissement.
Détails à télécharger ici
Créer une monnaie locale
Agenda :
Lancement de la (R)évolution des Colibris avec une conférence publique à Paris le 30 janvier 2013, en présence de 5 personnalités qui présenteront le Plan des Colibris : "des trajectoires de transition dans les 5 grands thèmes abordés. Ces recommandations d'actions seront ensuite disponibles sur le web pour que tous ensemble, nous reprenions le pouvoir de nos vies et sur nos territoires".
Et pour vous prouver que ce genre de mobilisation, c'est "IN", un article sur un thème approchant, lu sur Rue89, à propos du livre de Bénédicte Manier : "Un million de révolutions tranquilles » (Éditions Les liens qui libèrent).
Libellés :
Alimentation,
Développement durable,
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lundi 22 octobre 2012
La bibiothèque verte
Un post express pour présenter brièvement 2 ouvrages à lire
ou / et à offrir… pour questionner et explorer les voies de
lendemains meilleurs : plus écologistes et plus humains.
Bah oui maintenant qu'on a arrêté les beuveries, va bien falloir s'armer de sujets de conversation intelligents et intelligibles. Sinon, passer ses soirées entre amis à faire le poisson, ça peut être long ^^
Oui, l'écologie, c'est social !
Essai de Sandrine Rousseau, économiste, membre du bureau exécutif d'Europe Ecologie-Les Verts
Un luxe, l’écologie ? Un supplément d’âme quand tous les autres problèmes sont réglés ? Non ! Le projet écologiste est profondément social et générateur de plus d’égalité. Il apporte des réponses aux deux préoccupations majeures de la société : l’emploi et le pouvoir d’achat.
Non seulement une politique écologiste est source d’emplois nouveaux – et de meilleure qualité – mais elle favorise une articulation plus sereine entre travail et non-travail. Elle interroge également « le pouvoir d’acheter », et promeut un accès pour tous aux biens et services indispensables, tels que le logement, la santé, l’éducation, mais aussi les loisirs ou la culture, car le bien-être ne se mesure pas à l’aune de la seule consommation matérielle.
Loin de toute « régression », loin aussi des vieilles recettes inefficaces, ce livre dessine une société innovante et créative, plus juste et plus épanouissante.
ISBN 978-2-36383-013-5
Date de parution mars 2012
112 p., 5 euros
Famine au Sud, malbouffe au Nord
Marc Dufumier, ingénieur agronome, professeur émérite en agriculture comparée et développement agricole à l'AgroParistech. Expert auprès de la FAO et de la Banque mondiale.
Les folies de l'agriculture mondiale à l'épreuve d'une alternative crédible : l'agriculture biologique.
En 2050, les neuf milliards d'êtres humains qui peupleront la planète pourront se nourrir... grâce à l'agriculture biologique.
Celui qui l'affirme n'est pas un doux rêveur. C'est Marc Dufumier, un agronome de réputation mondiale qui a observé en France et dans le reste du monde le bon fonctionnement des systèmes agro-écologiques ; et les dysfonctionnements des systèmes « productivistes ». Famines, malbouffe, dégâts environnementaux, désertification des campagnes : tel est le bilan, désastreux, de nos systèmes agricoles exagérément spécialisés, mécanisés, « chimisés». Dans l'inconscient collectif, cette agriculture « moderne » reste pourtant la seule capable de nourrir la planète et de rémunérer correctement les paysans.
Mais ce livre prouve que cette croyance ne résiste pas à l'épreuve du terrain. L'agriculture «productiviste » est pour les paysans comme pour le consommateur un choix chaque jour plus risqué, tandis que la conversion à l'agro-écologie devient chaque jour plus raisonnable. Qualité des aliments, respect de l'environnement et - contrairement aux idées reçues - garantie voire amélioration des rendements : le bio n'est pas un caprice de bobo. C'est plus que jamais la voie d'avenir.
Si Marc Dufumier décide aujourd'hui de s'adresser au grand public c'est parce qu'il y a urgence : la mutation vers le bio prend du temps et les déséquilibres agricoles actuels vont aller en s'accentuant, avec des conséquences directes sur notre quotidien. Nous mangeons mal et abîmons nos campagnes parce que nos systèmes de production sont malsains. Nous subissons une forte pression migratoire aux frontières de l'Europe parce que le Sud n'arrive plus à fixer ses paysans dans les campagnes. Insécurité alimentaire, insécurité environnementale, insécurité géopolitique : il n'y a plus de temps à perdre pour remettre l'agriculture sur les bons rails.
ISBN : 2-84111-523-2
Date de parution février 2012
196 p., 18,25 euros
Bah oui maintenant qu'on a arrêté les beuveries, va bien falloir s'armer de sujets de conversation intelligents et intelligibles. Sinon, passer ses soirées entre amis à faire le poisson, ça peut être long ^^
Oui, l'écologie, c'est social !
Essai de Sandrine Rousseau, économiste, membre du bureau exécutif d'Europe Ecologie-Les Verts
Un luxe, l’écologie ? Un supplément d’âme quand tous les autres problèmes sont réglés ? Non ! Le projet écologiste est profondément social et générateur de plus d’égalité. Il apporte des réponses aux deux préoccupations majeures de la société : l’emploi et le pouvoir d’achat.
Non seulement une politique écologiste est source d’emplois nouveaux – et de meilleure qualité – mais elle favorise une articulation plus sereine entre travail et non-travail. Elle interroge également « le pouvoir d’acheter », et promeut un accès pour tous aux biens et services indispensables, tels que le logement, la santé, l’éducation, mais aussi les loisirs ou la culture, car le bien-être ne se mesure pas à l’aune de la seule consommation matérielle.Loin de toute « régression », loin aussi des vieilles recettes inefficaces, ce livre dessine une société innovante et créative, plus juste et plus épanouissante.
ISBN 978-2-36383-013-5
Date de parution mars 2012
112 p., 5 euros
Famine au Sud, malbouffe au Nord
Marc Dufumier, ingénieur agronome, professeur émérite en agriculture comparée et développement agricole à l'AgroParistech. Expert auprès de la FAO et de la Banque mondiale.
En 2050, les neuf milliards d'êtres humains qui peupleront la planète pourront se nourrir... grâce à l'agriculture biologique.
Celui qui l'affirme n'est pas un doux rêveur. C'est Marc Dufumier, un agronome de réputation mondiale qui a observé en France et dans le reste du monde le bon fonctionnement des systèmes agro-écologiques ; et les dysfonctionnements des systèmes « productivistes ». Famines, malbouffe, dégâts environnementaux, désertification des campagnes : tel est le bilan, désastreux, de nos systèmes agricoles exagérément spécialisés, mécanisés, « chimisés». Dans l'inconscient collectif, cette agriculture « moderne » reste pourtant la seule capable de nourrir la planète et de rémunérer correctement les paysans.
Mais ce livre prouve que cette croyance ne résiste pas à l'épreuve du terrain. L'agriculture «productiviste » est pour les paysans comme pour le consommateur un choix chaque jour plus risqué, tandis que la conversion à l'agro-écologie devient chaque jour plus raisonnable. Qualité des aliments, respect de l'environnement et - contrairement aux idées reçues - garantie voire amélioration des rendements : le bio n'est pas un caprice de bobo. C'est plus que jamais la voie d'avenir.
Si Marc Dufumier décide aujourd'hui de s'adresser au grand public c'est parce qu'il y a urgence : la mutation vers le bio prend du temps et les déséquilibres agricoles actuels vont aller en s'accentuant, avec des conséquences directes sur notre quotidien. Nous mangeons mal et abîmons nos campagnes parce que nos systèmes de production sont malsains. Nous subissons une forte pression migratoire aux frontières de l'Europe parce que le Sud n'arrive plus à fixer ses paysans dans les campagnes. Insécurité alimentaire, insécurité environnementale, insécurité géopolitique : il n'y a plus de temps à perdre pour remettre l'agriculture sur les bons rails.
ISBN : 2-84111-523-2
Date de parution février 2012
196 p., 18,25 euros
lundi 2 avril 2012
A l'ombre des déchets inertes
Dans notre société ultra consumériste, la question de la gestion des
déchets de toutes sortes occupe de manière grandissante une place essentielle. Résidus
nucléaires, emballages de la consommation courante, rejets chimiques dangereux,
mais aussi déchets du BTP, dits déchets inertes. Une question à saisir au plus
tôt, sans quoi nous finirons par littéralement crouler sous ces immondices.
Les déchets inertes sont principalement stockés en centre
d’enfouissement technique ; dans d’autres cas, ils sont réutilisés comme
matériau de remblai ou recyclés sous forme de granulats calibrés.
Une législation floue et largement contournée (corruption, centres
d'enfouissement illégaux, contrôle insuffisant des déchets recueillis) permet
des dérives graves dans ce domaine.
Premier exemple : le cas bien connu de la décharge illégale de
Limeil-Brévannes (94). Depuis 2002 et jusqu'en 2010, une montagne s'était peu à
peu élevée en voisinage des habitations : 150 000 m3 de déchets industriels,
qui s'étendaient sur 25 m de haut et 200 m de long. A l'automne dernier le tas
s'était enflammé. Les eaux ayant servi à circonscrire les départs de feu,
chargé de sulfure d'hydrogène, potentiellement mortel, s'étaient répandues dans
les sols.
Aujourd'hui presque rase, la "montagne" aurait coûté 14
millions d'Euros à l’État pour son déblaiement. Au total, 900 m3 d’ordures
amiantées, ont été trouvées.
Un bilan de l'affaire sous forme d'un communiqué de l'association France
Nature Environnement à lire ici.
Autre exemple où la légalité et la responsabilité sont bafouées :
dans le Sud-Est de la France, en particulier dans le Var, des vallées entières
sont comblées de gravats parmi lesquels se mêlent plastique, bidons d’huile,
etc…, déchargés par des défilés de camions en provenance des chantiers BTP
alentours.
Les entreprises pollueuses s’exonèrent de leur obligation de passer par
des centres de traitement officiels, car les décharges non déclarées leur
permettent d’énormes économies, et un contrôle inexistant du contenu rejeté.
Les propriétaires des terrains profitent eux d’une impressionnante manne
financière en monnayant leur « service ». Dans le but éventuel de
rendre constructibles des terrains non constructibles, une fois
« aplanis ». Tout cela couvert par des maires complaisants.
Les incidences sont évidentes : glissements de terrain, coulées de
boue, transfert des détritus vers des zones protégés, contamination des sols et
des eaux, paysages massacrés…
Sur ce thème, voir le documentaire de Jennifer Deschamps :
« BTP, le scandale des décharges illégales » (extrait via le lien ci-dessus).
Le respect des procédés légaux en vigueur n’empêche pas la dégradation
de l’environnement. La Seine et Marne et le Val de Marne voient leurs paysages
se parsemer de véritables terrils constitués des déchets issus du BTP. Ces
départements collectent à eux seuls quasiment tous les déchets destinés à
l'enfouissement en provenance d'Île de France. 38 installations de stockage des
déchets non dangereux (centres d’enfouissement technique de classe II) y sont
déjà répertoriées (données Cour des Comptes),
et d'autres demandes sont en cours.
Il est hallucinant que notre mode de vie nous conduise à modifier profondément
les reliefs qui nous entourent !
Source : Bakchich.info, leparisien.fr, usinenouvelle.com, lemoniteur.fr, lefigaro.fr.
Plus généralement sur la thématique consommation / gaspillage /
pollution, voir le reportage « Prêt à jeter », diffusé sur Arte en
janvier et visible en entier via l'incrustation Youtube ci-dessous. Évocation passionnante autant que désolante de la notion
d’obsolescence programmée, et de ces incidences en terme de gestion des déchets
à l’échelle mondiale.
lundi 30 janvier 2012
Goûtons un monde meilleur
La question de l'alimentation est l'un des sujets récurrents de ce blog, et à raison : il s'agit d'un enjeu central du mode de fonctionnement durable et responsable qu'il est nécessaire d'adopter à court terme pour sauvegarder notre environnement, notre santé et notre qualité de vie.
A ce titre, L'Utopie Destituée relaye la mise en place d'une plateforme d'information et d'échange liée à ce thème : Goûtons un monde meilleur.
A ce titre, L'Utopie Destituée relaye la mise en place d'une plateforme d'information et d'échange liée à ce thème : Goûtons un monde meilleur.
Cinq partenaires s'allient pour une même cause : promouvoir une alimentation respectueuse de la nature et des hommes. Une campagne nationale a été lancée en novembre dernier autour de WWF France, CFSI (Comité Français pour la Solidarité Internationale), Max Havelaar France, Slow Food, et RES (Réseau Environnement Santé).
Le site internet qui résulte de cette initiative, www.goutons-un-monde-meilleur.fr, donne accès à de multiples informations intéressantes sur les principes de base d’une alimentation responsable et à des solutions concrètes et faciles pour y parvenir : consommer local et équitable, acheter de saison et bio, diversifier ses repas, ajuster ses apports en protéines, réduire le gaspillage et décrypter les étiquettes.
Un conso-guide, Mieux manger en 6 gestes, est même téléchargeable à la rubrique Agir.
Go, on clique !
Un conso-guide, Mieux manger en 6 gestes, est même téléchargeable à la rubrique Agir.
Go, on clique !
mardi 6 décembre 2011
E-graine
Parce qu'il est primordial d'éveiller la conscience des enfants au plus tôt vis-à-vis des enjeux environnementaux, afin d'en faire des éco-citoyens responsables, il faut des initiatives comme celle que je relaye ici : l'association e-graine.
Le projet d’e-graine est de faire “naître et grandir l'initiative
solidaire et responsable” par la mise en place d’une éducation au
développement durable pour tous.
A l’origine :
Tout commence en 2006, d’un double constat :
- Le milieu associatif était trop cloisonné
- Beaucoup d’initiatives isolées, peu connues du grand public
Notre mission :
Venant d’horizons divers – monde de la solidarité, système éducatif, secteur informatique, commerce… – nous avons pour vocation première d’éduquer au développement durable en donnant à tous l’envie et les moyens d’adopter une attitude sociale, responsable, solidaire et civique par la diffusion d’un message positif, ouvert et constructif.
Tout commence en 2006, d’un double constat :
- Le milieu associatif était trop cloisonné
- Beaucoup d’initiatives isolées, peu connues du grand public
Notre mission :
Venant d’horizons divers – monde de la solidarité, système éducatif, secteur informatique, commerce… – nous avons pour vocation première d’éduquer au développement durable en donnant à tous l’envie et les moyens d’adopter une attitude sociale, responsable, solidaire et civique par la diffusion d’un message positif, ouvert et constructif.
Une autre définition du développement durable :
Nous concevons le développement durable comme un modèle socio-économique qui agit pour la préservation des ressources naturelles tout en permettant à chaque homme de répondre à ses besoins vitaux. La finalité de ce modèle étant de permettre un épanouissement humain durable à l’échelle internationale.
Qu’entend-on par « éduquer au développement durable » ?
Pour nous, éduquer au développement durable, c’est avant tout éduquer à la pensée complexe et non pas multiplier les éco-gestes sans susciter de réflexion. Il s’agit d’une éducation aux choix et non pas un enseignement des choix. Le choix doit être fondé sur la connaissance, la raison, l’esprit critique, le débat et l’engagement individuel et collectif. L’éducation se fait tout au long de la vie. Nous nous adressons donc aussi bien aux enfants qu’aux adultes et mettons un point d’honneur à rendre les « apprenants » acteurs de leur apprentissage.
Outil pour « penser globalement et agir localement », l’association structure ses actions pédagogiques en 3 temps :
1. Sensibiliser différents publics aux enjeux majeurs de notre société.
2. Inciter à réfléchir sur certains gestes de la vie quotidienne, en vue de favoriser des changements d’attitudes et de comportements.
3. Donner l’envie et les moyens d’agir concrètement sur son cadre de vie en relayant des initiatives existantes.
Trois axes d'action :
Pour pouvoir s’adresser au plus grand
nombre e-graine a développé trois projets: des interventions directes
auprès du grand public, une série pédagogique sur le développement
durable et un portail multimédia.
- La réalisation d’actions de terrain lors desquelles nous mettons en place des activités mêlant une pédagogie active et une approche ludique des thèmes. Ces actions peuvent être ponctuelles ( mardis d’e-graine, stands animés) ou plus pérennes à travers nos ateliers éducatifs.
- La réalisation et la diffusion des mallettes pédagogiques multimédias pour les éducateurs et les instituteurs. La série “le développement durable et moi” propose des outils complets qui ont pour objectif d’accompagner les acteurs éducatifs dans la mise en place de projets avec les jeunes.
- La mise en ligne d’un portail multimédias, kiagi.org, réalisé en partenariat avec les acteurs de l'économie sociale et solidaire. Sur celui-ci vous trouverez les dessins animés de la famille kiagi, des initiatives présentées en vidéos et une multitude d’outils multimédias pour vous donner des moyens concrets de vous engager dans une démarche solidaire et responsable. Ce projet permet aussi aux acteurs de l'ESS d’obtenir gratuitement des outils de communication modernes et performants.
lundi 17 octobre 2011
Marées noires, l'éternel recommencement...
Alors que notre XV de France s'apprête à affronter les vagues All Blacks dans la cadre de la coupe de monde de rugby, d'autres vagues toutes noires déferlent sur les rivages néo-zélandais.
Encore une fois l'activité humaine a des effets destructeurs sur notre éco-système. Un porte-conteneurs, le Rena, s'est échoué le 5 octobre dernier sur les récifs d'une des plus jolies baies de l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande.
Les opérations de pompage et la mobilisation de la population locale pour nettoyer les galettes d'hydrocarbures toxiques sur les plages n'auront pas suffi à éviter un nouveau drame écologique. Les fuites de fioul du Rena ont provoqué la mort d’environ 1000 oiseaux marins. Des manchots et cormorans ont été envoyés en traitement dans des centres de soins. Touristique car lieu d'habitat d'une faune sous-marine riche (baleines, dauphins, requins-taupes) , la région de Tauranga est désormais souillée.
Si ce navire à l'agonie ne se brise pas, en raison des profondes fissures qui le parcourent , il faudra des jours pour vider ses cuves, qui contiennent encore à ce jour plus de 1 300 tonnes de carburant, au rythme de 20 tonnes par heure selon le service maritime de Nouvelle-Zélande.
Selon le New Zealand Herald, le Rena, qui transportait près de 2 000 conteneurs (dont 22 renfermant des produits dangereux comme du ferrosilicium), plus ses 1700 tonnes de carburant (faites le calcul : quelques 330 tonnes ont déjà fui, polluant l'environnement marin et côtier), aurait eu affaire aux autorités maritimes australiennes en juillet, pour réparer des « déficiences », ainsi qu’aux néo-zélandaises pour des problèmes de sécurité. En milieu de semaine dernière, l'enquête s'orientait sur le taux d'alcoolémie du capitaine du Rena pour expliquer l'accident (qui aurait un peu trop arrosé son anniversaire...).
Qu’un « navire-poubelle » ait pu circuler dans une zone abritant une biodiversité inestimable ne fait assurément qu’ajouter à notre courroux…
Encore une fois l'activité humaine a des effets destructeurs sur notre éco-système. Un porte-conteneurs, le Rena, s'est échoué le 5 octobre dernier sur les récifs d'une des plus jolies baies de l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande.
Les opérations de pompage et la mobilisation de la population locale pour nettoyer les galettes d'hydrocarbures toxiques sur les plages n'auront pas suffi à éviter un nouveau drame écologique. Les fuites de fioul du Rena ont provoqué la mort d’environ 1000 oiseaux marins. Des manchots et cormorans ont été envoyés en traitement dans des centres de soins. Touristique car lieu d'habitat d'une faune sous-marine riche (baleines, dauphins, requins-taupes) , la région de Tauranga est désormais souillée.
Si ce navire à l'agonie ne se brise pas, en raison des profondes fissures qui le parcourent , il faudra des jours pour vider ses cuves, qui contiennent encore à ce jour plus de 1 300 tonnes de carburant, au rythme de 20 tonnes par heure selon le service maritime de Nouvelle-Zélande.
Selon le New Zealand Herald, le Rena, qui transportait près de 2 000 conteneurs (dont 22 renfermant des produits dangereux comme du ferrosilicium), plus ses 1700 tonnes de carburant (faites le calcul : quelques 330 tonnes ont déjà fui, polluant l'environnement marin et côtier), aurait eu affaire aux autorités maritimes australiennes en juillet, pour réparer des « déficiences », ainsi qu’aux néo-zélandaises pour des problèmes de sécurité. En milieu de semaine dernière, l'enquête s'orientait sur le taux d'alcoolémie du capitaine du Rena pour expliquer l'accident (qui aurait un peu trop arrosé son anniversaire...).
Qu’un « navire-poubelle » ait pu circuler dans une zone abritant une biodiversité inestimable ne fait assurément qu’ajouter à notre courroux…
jeudi 13 octobre 2011
Greenpride
Après le festival We love green en septembre, voilà une nouvelle occasion de faire la fête en vert (et contre tout ?). Autour de 3 axes, le goût, le carnaval et la musique, le collectif Appel de la Jeunesse met la santé environnementale au cœur du débat public.
Au programme donc ce dimanche 23 octobre :
- 11h30-14h : brunch organisé au Parc de la Villette en partenariat avec des producteurs bio d’Ile-de-France. La Villette Enchantée, Préau de la Grande Halle.
- 14-16h : défilé carnavalesque et éco-conçu dans les rues de Paris. Départ de la Grande Halle de la Villette et arrivée du cortège Place de la Bataille de Stalingrad. C'est gratuit et on nous promet un final haut en couleurs ! A voir !
- 17-21h : série de concerts au Trianon. Archimède, Moziimo, Mani, Ornette et Rococo. J'ai vu ces derniers l'hiver dernier à l'International : ne vous fiez pas à la douceur de leur single Honeymoon in jail. Sur scène c'est du gros rock bien énervé !
Toutes les infos sur la programmation, les artistes présents, la liste des parrains et partenaires sont sur le site de l'événement : www.greenpride.me.
mercredi 5 octobre 2011
Petit bréviaire écolo
Tout fraîchement paru (6 octobre 2011) aux Éditions Les Petits Matins, le "Petit Bréviaire Écolo" est un guide rigolo et malin pour déjouer les pièges tendus par les ennemis de la cause ! Pour vous donner envie de lire cet essai de 160 pages au prix vraiment abordable (6 Euros !), ci-après la présentation de l'éditeur :
L’écolo de service peut rarement passer une soirée tranquille. Dès qu’il
est repéré, une série de commentaires plus ou moins acerbes surgissent.
Le grand classique : « L’écologie, ça ne devrait pas être
de la politique. » Et difficile d’échapper à « l’écologie luxe de riches
» ou aux procès en « utopisme »…
Les auteurs ont listé ces objections, et y répondent avec un brin d’humour et quelques arguments solides. Non, les écolos ne veulent pas mettre la filière automobile au chômage, ils veulent une conversion écologique de l’économie. Non, ils ne veulent pas s’éclairer à la bougie – qui pollue d’ailleurs beaucoup – mais développer la recherche sur les énergies renouvelables. Et non, on ne construira pas une société écologique sans volonté politique car, oui, l’écologie, c’est politique !
Le résultat : ce petit bréviaire à l’usage des convaincus comme des mécréants, pour affiner ses convictions ou faire vaciller ses certitudes. Ainsi soit-il !
Les auteurs ont listé ces objections, et y répondent avec un brin d’humour et quelques arguments solides. Non, les écolos ne veulent pas mettre la filière automobile au chômage, ils veulent une conversion écologique de l’économie. Non, ils ne veulent pas s’éclairer à la bougie – qui pollue d’ailleurs beaucoup – mais développer la recherche sur les énergies renouvelables. Et non, on ne construira pas une société écologique sans volonté politique car, oui, l’écologie, c’est politique !
Le résultat : ce petit bréviaire à l’usage des convaincus comme des mécréants, pour affiner ses convictions ou faire vaciller ses certitudes. Ainsi soit-il !

Les auteurs :
Wilfrid Séjeau est l’auteur de deux essais parus aux éditions Les Petits
Matins : "C’est pollué près de chez vous" (avec Pascal Canfin, 2008) et "Ecoblanchiment. Quand les 4x4 sauvent la planète" (avec Jean-François
Notebaert, 2010). Libraire indépendant à Nevers, il est conseiller
régional Europe Ecologie-Les Verts de Bourgogne depuis 2004, où il
préside la commission culture.
Erwan Lecoeur est sociologue et
politologue. Il a participé en tant que consultant à l’aventure Europe
Ecologie (2009). Il a notamment publié "Des écologistes en politique"
(Lignes de repère, mars 2011) et dirigé "Le Dictionnaire de l’extrême
droite" (Larousse, 2007).
lundi 19 septembre 2011
Decroissance ?
Partant du constat qu'on ne peut concevoir "une croissance infinie dans un monde fini", de nombreux théoriciens de l'écologie politique avancent l'idée de la décroissance. C'est l'opinion selon laquelle il faut se désengager du principe de croissance économique comme unique voie du salut de l'Être Humain. Et opter, à titre individuel et collectif (quelle gageure me direz-vous !), pour des comportements plus sobres et plus simples en tant que consommateurs, pour des politiques anti-consuméristes et anti-productivistes à l'échelle mondiale.
Car en effet, pour croître toujours plus, il faut consommer toujours plus. Or nos ressources sont limitées : il resteraient au rythme de consommation actuel, 41 années de réserve de pétrole, 70 années de gaz, 55 années d'uranium (sources respectives : Statistical review of world energy, Gaz de France, Commission des communautés européennes). Même si ces chiffres peuvent être sujet à débat, et les estimations évoluer en fonction de telle ou telle découvertes de gisement, il est évident que que nous approchons de l'épuisement de ces différentes sources d'énergie. On peut retarder l'échéance en tablant sur d'autres ressources fossiles (gaz de schiste), au prix de nouvelles dégradations de l'environnement. Les sources alternatives sont à l'heure actuelle inefficientes ou inopérantes. Les agrocarburants sont gourmands en sols agraires : ils accélèrent la déforestation et privent les populations de surfaces cultivables. L'éolien, le solaire, etc... fournissent une énergie difficile à stocker et intermittente. D'où l'importance d'aiguiller dès maintenant les investissements vers le développement technologique de ces solutions. Mais il est probable que cela ne suffise pas. Ayons en tête qu'une minorité de la population planétaire (nous, les riches) consomme la majorité des ressources naturelles (grosso modo 20% / 80%) disponibles. Considérons qu'il est bien naturel et compréhensible que les habitants des pays en voie de développement souhaitent voir leur niveau de vie s'aligner sur celui des "occidentaux". Vous admettrez que l'équation est intenable.
Alors ? La solution est-elle de diminuer drastiquement consommation et production ? Réduire nos besoins ? Autrement dit, entrer en décroissance. Le mot fait écho chez les sceptiques aux notions de retour à l'âge de pierre et de refus du progrès. Il est clair que le seul exemple de décroissance existant, la Russie, est peu engageant. Passé du statut d'une économie de superpuissance à celui d'une économie de survivance, le pays s'est certes désindustrialisé et a réduit ses émissions de gaz à effet de serre, mais à quel prix : crise sociologique (violence, alcoolémie, xénophobie) et crise démographique (selon l'agence des statistiques russes, Rosstat, le pays ne comptera plus que 127 millions d'habitants d'ici à 2031, contre quasiment 150 millions dans les années 90).
Pour ses promoteurs, le décroissance devra être douce, concertée, soutenable, durable. Autant dire inatteignable eu égard à notre égoïsme individuel : pris dans le tourbillon consumériste, nous nous comportons comme dans un monde virtuel, sans nous soucier de l'impact de nos attitudes quotidiennes sur les ressources énergétiques et le dérèglement du climat. Saurons-nous accepter de vivre avec moins et différemment ? "Décoloniser notre imagination de la consommation" échevelée ?
Eu égard également aux enjeux financiers globaux, démocratiques, sociaux. Il faudrait ériger en cause internationale le partage entre pays riches et pays pauvres, la vision de l'humanité comme une et indivisible.
Je ne saurais dire si la décroissance est une utopie irréaliste ou l'évidence à suivre. Il faut en tout cas s'en inspirer pour remettre la nature au cœur de notre raisonnement, ignorée qu'elle est par le modèle capitaliste. Il faut en tout cas se poser des questions sur notre mode de vie perverti par le mythe de l'abondance. Il faut en tout cas que nous, individus, combattions pour responsabiliser la Politique et la contraindre à prendre les mesures qu'impose la survie des espaces naturels, de la biodiversité, de l'espèce humaine.
Inspiré par des documents issus de la Revue Agriculture environnement, du site internet decroissance.org et du professeur Yves-Marie Abraham.
Car en effet, pour croître toujours plus, il faut consommer toujours plus. Or nos ressources sont limitées : il resteraient au rythme de consommation actuel, 41 années de réserve de pétrole, 70 années de gaz, 55 années d'uranium (sources respectives : Statistical review of world energy, Gaz de France, Commission des communautés européennes). Même si ces chiffres peuvent être sujet à débat, et les estimations évoluer en fonction de telle ou telle découvertes de gisement, il est évident que que nous approchons de l'épuisement de ces différentes sources d'énergie. On peut retarder l'échéance en tablant sur d'autres ressources fossiles (gaz de schiste), au prix de nouvelles dégradations de l'environnement. Les sources alternatives sont à l'heure actuelle inefficientes ou inopérantes. Les agrocarburants sont gourmands en sols agraires : ils accélèrent la déforestation et privent les populations de surfaces cultivables. L'éolien, le solaire, etc... fournissent une énergie difficile à stocker et intermittente. D'où l'importance d'aiguiller dès maintenant les investissements vers le développement technologique de ces solutions. Mais il est probable que cela ne suffise pas. Ayons en tête qu'une minorité de la population planétaire (nous, les riches) consomme la majorité des ressources naturelles (grosso modo 20% / 80%) disponibles. Considérons qu'il est bien naturel et compréhensible que les habitants des pays en voie de développement souhaitent voir leur niveau de vie s'aligner sur celui des "occidentaux". Vous admettrez que l'équation est intenable.
Alors ? La solution est-elle de diminuer drastiquement consommation et production ? Réduire nos besoins ? Autrement dit, entrer en décroissance. Le mot fait écho chez les sceptiques aux notions de retour à l'âge de pierre et de refus du progrès. Il est clair que le seul exemple de décroissance existant, la Russie, est peu engageant. Passé du statut d'une économie de superpuissance à celui d'une économie de survivance, le pays s'est certes désindustrialisé et a réduit ses émissions de gaz à effet de serre, mais à quel prix : crise sociologique (violence, alcoolémie, xénophobie) et crise démographique (selon l'agence des statistiques russes, Rosstat, le pays ne comptera plus que 127 millions d'habitants d'ici à 2031, contre quasiment 150 millions dans les années 90).
Pour ses promoteurs, le décroissance devra être douce, concertée, soutenable, durable. Autant dire inatteignable eu égard à notre égoïsme individuel : pris dans le tourbillon consumériste, nous nous comportons comme dans un monde virtuel, sans nous soucier de l'impact de nos attitudes quotidiennes sur les ressources énergétiques et le dérèglement du climat. Saurons-nous accepter de vivre avec moins et différemment ? "Décoloniser notre imagination de la consommation" échevelée ?
Eu égard également aux enjeux financiers globaux, démocratiques, sociaux. Il faudrait ériger en cause internationale le partage entre pays riches et pays pauvres, la vision de l'humanité comme une et indivisible.
Je ne saurais dire si la décroissance est une utopie irréaliste ou l'évidence à suivre. Il faut en tout cas s'en inspirer pour remettre la nature au cœur de notre raisonnement, ignorée qu'elle est par le modèle capitaliste. Il faut en tout cas se poser des questions sur notre mode de vie perverti par le mythe de l'abondance. Il faut en tout cas que nous, individus, combattions pour responsabiliser la Politique et la contraindre à prendre les mesures qu'impose la survie des espaces naturels, de la biodiversité, de l'espèce humaine.
Inspiré par des documents issus de la Revue Agriculture environnement, du site internet decroissance.org et du professeur Yves-Marie Abraham.
lundi 12 septembre 2011
La famille Colibri, ou des solutions pour réduire son impact environnemental
J'ai reçu le texte qui suit il y a quelques mois déjà, via la coopérative Europe Ecologie Les Verts. Il est signé semble-t-il par Cécile et Jean-Marc Berthaud. Je tenais à vous le faire partager, car il synthétise une multitude d'idées pour nous permettre de réduire notre empreinte écologique. Il correspond aussi en de nombreux points aux valeurs qui me meuvent et que je souhaite diffuser par l'entremise de ce blog.
La légende du colibri, qui sous-tend la parabole des Berthaud, est d'inspiration amérindienne. Elle est racontée à l'origine par Pierre Rabhi, agriculteur, écrivain et penseur français d'origine algérienne, pionnier de l'agriculture biologique et initiateur de Colibris, Mouvement pour la Terre et l'Humanisme, dont le site Internet est une mine d'information et d'initiatives pour ceux qui espèrent une alternative à notre modèle de société consumériste, une alternative fondée sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme.
"La famille Colibri réfléchit sur les conséquences de ses actes, de ses choix, de ses achats dans sa vie quotidienne. L’objectif est de favoriser tout ce qui améliore la prise en compte des valeurs sociales, de respect des Hommes et de la Terre, et de limiter les effets négatifs de ses consommations (pollution des sols, de l’eau et de l’air, épuisement des ressources naturelles, faillite des paysans…). Elle ne court pas après les heures supplémentaires, et si c’est possible elle apprécie le travail à temps partiel à certains moments de sa vie, ce qui lui laisse plus de temps pour sa vie personnelle, familiale, et pour s’impliquer dans la vie associative pour défendre ses valeurs ( = forces de vie ).
La famille Colibri fait ses courses en priorité au marché ou en magasin bio, de préférence chez ceux qui s'engagent à rechercher les meilleurs produits, avec une marge raisonnable tout en respectant les fournisseurs, les producteurs et les employés. Exemple : Nouveaux Robinson, Biocoop… Comme elle s’informe auprès des mouvements militants comme Nature et Progrès, Les Amis de la Confédération Paysanne, Les Amis de la Terre, etc..…elle sait que les prix des aliments en bio ne peuvent pas être comparés avec les prix des denrées qui sont aspergées de subventions européennes et de pesticides issus du pétrole… Mais la santé prime, alors on s’organise à plusieurs, on diminue la viande au profit d’autres aliments, on cuisine, on innove !
Elle se fournit aussi en direct auprès des paysans, par l'intermédiaire de groupement d'achats, de coopératives, d'AMAP...Mais comme elle voit qu'il n'y a pas assez de produits agricoles biologiques cultivés en France, elle soutient l'installation de paysans s’engageant dans une agriculture familiale, durable et biologique, en prenant des parts dans la Foncière Terre de Liens. Elle est ainsi satisfaite de mettre de la cohérence entre ses opinions et ses actions concrètes.
Si la famille peut disposer d'un bout de terre (son propre jardin ou un jardin partagé communal ou associatif ), elle pourra ainsi avoir sa parcelle d’autonomie alimentaire, et expérimenter une nouvelle forme de résistance, celle qui consiste à choisir ses semences chez ceux qui favorisent la biodiversité (ex : Kokopelli, Semence Paysannes...), son matériel (ex : Jardineries Botanic, où l’on ne trouve que des phytosanitaires autorisés en agriculture biologique) et ainsi se démarquer de la dépendance aux grands groupes agro-chimiques alimentaires....Elle observe les insectes, les abeilles et les oiseaux dans ce jardin, signes d’une belle biodiversité et apprécie la convivialité autour d’un jardin, le partage, et les échanges de conseils et de surplus de récoltes. Dans ce jardin, on trouve aussi un récupérateur d’eau de pluie et un endroit réservé au compostage des déchets organiques de la cuisine et du jardin.
Pour s’habiller, la famille a le choix : de plus en plus de nouveaux fabricants, ou distributeurs, souvent issus du réseau de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) proposent des vêtements en coton bio, en laine, en soie, en chanvre. La filière de ces textiles est porteuse des valeurs de l’ESS dans le respect de l’environnement, de la santé et de la dignité des employés pour ce qui concerne les modes de production de matières premières, la création, la fabrication et la vente des vêtements. Pour démarrer leur activité, ces fabricants ont souvent bénéficié du soutien professionnel et financier du réseau de l'ESS (ex : les pulls de la SCOP Ardelaine, entreprise pionnière dans la démarche ESS, Ethos, Ideo, Tudo Bom ....).
Quand la famille envisage la décoration et l’aménagement de son habitation, elle se renseigne sur les matériaux sains et non polluants qui existent sur le marché (ex : Les Matériaux Verts). Elle consulte les revues spécialisées, elle apprend les nouvelles techniques ou elle fait appel aux artisans compétents, d’une coopérative d’emplois par exemple !
Le tri sélectif est devenu un automatisme. Il lui arrive aussi d’acheter du matériel d’occasion, révisé par une entreprise d’insertion (ex : le réseau ENVIE, Emmaüs, ou TAE avec ATD Quart-Monde).
La famille a choisi de quitter EDF et c’est la SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif) Enercoop, qui lui fournit son électricité garantie d'origine 100% énergie renouvelable (encore l’ESS !!). Ainsi elle participe à l'investissement dans de nouveaux moyens de production d'électricité et à une réappropriation citoyenne des moyens de production de l'énergie. C’est un des axes possibles d’action concrète pour organiser la transition vers une société moins dépendante des énergies fossiles et du nucléaire !
Si l’orientation du toit de sa maison est favorable, elle fait installer des capteurs solaires thermiques qui lui assurent la majorité de son eau chaude sanitaire, qui sera complétée par une chaudière gaz à condensation, par exemple ! Bien sûr, elle préfère les douches, et répare rapidement les fuites d’eau, mais elle sait que c’est l’agriculture intensive (très subventionnée…) qui consomme 70 % de l’eau ! L’hiver, elle apprécie la chaleur diffusée par son insert, ou son poêle à bois.
Pour se déplacer, dès que c’est possible, elle privilégie les transports en commun, le co-voiturage, le vélo…et la marche à pied ! Elle se renseigne aussi sur le réseau d’Autopartage.
Pour les vacances, la famille cherche dans le réseau Accueil Paysan un lieu sympa : camping, gîte, chambre d'hôte... Elle est sûre d'être accueillie par des paysans qui recherchent les échanges authentiques entre ruraux et citadins et qui utilisent des méthodes de culture respectueuses de l'environnement.
Les parents ont leur compte bancaire au Crédit Coopératif dont la vocation est d'être une banque coopérative, mettant ses métiers au service des acteurs d'une économie responsable, respectueuse des personnes et de leur environnement. Pour continuer de se renseigner sur l’affectation utile de son épargne, sur les offres de finances solidaires, la famille consulte le site Finansol. C'est là qu'elle a découvert les C.I.G.A.L.E.S. et elle s’est lancée dans l’aventure avec quelques amis : ce sont des clubs d'investissement de quelques personnes qui mettent en commun une petite épargne pour aider à la création et au développement de petites entreprises locales, en privilégiant les projets respectueux de l'être humain et de son environnement (commerce équitable Nord/Nord et Nord/Sud, agriculture biologique, insertion sociale, promotion de la culture, protection de l'environnement, construction saine …). La famille Colibri est ainsi associée à la vie d’une entreprise solidaire !"
Pour le reste, soyez créatifs !
La légende du colibri, qui sous-tend la parabole des Berthaud, est d'inspiration amérindienne. Elle est racontée à l'origine par Pierre Rabhi, agriculteur, écrivain et penseur français d'origine algérienne, pionnier de l'agriculture biologique et initiateur de Colibris, Mouvement pour la Terre et l'Humanisme, dont le site Internet est une mine d'information et d'initiatives pour ceux qui espèrent une alternative à notre modèle de société consumériste, une alternative fondée sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme.
Un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous
les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec
son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par
cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce
n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »
"La famille Colibri réfléchit sur les conséquences de ses actes, de ses choix, de ses achats dans sa vie quotidienne. L’objectif est de favoriser tout ce qui améliore la prise en compte des valeurs sociales, de respect des Hommes et de la Terre, et de limiter les effets négatifs de ses consommations (pollution des sols, de l’eau et de l’air, épuisement des ressources naturelles, faillite des paysans…). Elle ne court pas après les heures supplémentaires, et si c’est possible elle apprécie le travail à temps partiel à certains moments de sa vie, ce qui lui laisse plus de temps pour sa vie personnelle, familiale, et pour s’impliquer dans la vie associative pour défendre ses valeurs ( = forces de vie ).
La famille Colibri fait ses courses en priorité au marché ou en magasin bio, de préférence chez ceux qui s'engagent à rechercher les meilleurs produits, avec une marge raisonnable tout en respectant les fournisseurs, les producteurs et les employés. Exemple : Nouveaux Robinson, Biocoop… Comme elle s’informe auprès des mouvements militants comme Nature et Progrès, Les Amis de la Confédération Paysanne, Les Amis de la Terre, etc..…elle sait que les prix des aliments en bio ne peuvent pas être comparés avec les prix des denrées qui sont aspergées de subventions européennes et de pesticides issus du pétrole… Mais la santé prime, alors on s’organise à plusieurs, on diminue la viande au profit d’autres aliments, on cuisine, on innove !
Elle se fournit aussi en direct auprès des paysans, par l'intermédiaire de groupement d'achats, de coopératives, d'AMAP...Mais comme elle voit qu'il n'y a pas assez de produits agricoles biologiques cultivés en France, elle soutient l'installation de paysans s’engageant dans une agriculture familiale, durable et biologique, en prenant des parts dans la Foncière Terre de Liens. Elle est ainsi satisfaite de mettre de la cohérence entre ses opinions et ses actions concrètes.
Si la famille peut disposer d'un bout de terre (son propre jardin ou un jardin partagé communal ou associatif ), elle pourra ainsi avoir sa parcelle d’autonomie alimentaire, et expérimenter une nouvelle forme de résistance, celle qui consiste à choisir ses semences chez ceux qui favorisent la biodiversité (ex : Kokopelli, Semence Paysannes...), son matériel (ex : Jardineries Botanic, où l’on ne trouve que des phytosanitaires autorisés en agriculture biologique) et ainsi se démarquer de la dépendance aux grands groupes agro-chimiques alimentaires....Elle observe les insectes, les abeilles et les oiseaux dans ce jardin, signes d’une belle biodiversité et apprécie la convivialité autour d’un jardin, le partage, et les échanges de conseils et de surplus de récoltes. Dans ce jardin, on trouve aussi un récupérateur d’eau de pluie et un endroit réservé au compostage des déchets organiques de la cuisine et du jardin.
Pour s’habiller, la famille a le choix : de plus en plus de nouveaux fabricants, ou distributeurs, souvent issus du réseau de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) proposent des vêtements en coton bio, en laine, en soie, en chanvre. La filière de ces textiles est porteuse des valeurs de l’ESS dans le respect de l’environnement, de la santé et de la dignité des employés pour ce qui concerne les modes de production de matières premières, la création, la fabrication et la vente des vêtements. Pour démarrer leur activité, ces fabricants ont souvent bénéficié du soutien professionnel et financier du réseau de l'ESS (ex : les pulls de la SCOP Ardelaine, entreprise pionnière dans la démarche ESS, Ethos, Ideo, Tudo Bom ....).
Quand la famille envisage la décoration et l’aménagement de son habitation, elle se renseigne sur les matériaux sains et non polluants qui existent sur le marché (ex : Les Matériaux Verts). Elle consulte les revues spécialisées, elle apprend les nouvelles techniques ou elle fait appel aux artisans compétents, d’une coopérative d’emplois par exemple !
Le tri sélectif est devenu un automatisme. Il lui arrive aussi d’acheter du matériel d’occasion, révisé par une entreprise d’insertion (ex : le réseau ENVIE, Emmaüs, ou TAE avec ATD Quart-Monde).
La famille a choisi de quitter EDF et c’est la SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif) Enercoop, qui lui fournit son électricité garantie d'origine 100% énergie renouvelable (encore l’ESS !!). Ainsi elle participe à l'investissement dans de nouveaux moyens de production d'électricité et à une réappropriation citoyenne des moyens de production de l'énergie. C’est un des axes possibles d’action concrète pour organiser la transition vers une société moins dépendante des énergies fossiles et du nucléaire !
Si l’orientation du toit de sa maison est favorable, elle fait installer des capteurs solaires thermiques qui lui assurent la majorité de son eau chaude sanitaire, qui sera complétée par une chaudière gaz à condensation, par exemple ! Bien sûr, elle préfère les douches, et répare rapidement les fuites d’eau, mais elle sait que c’est l’agriculture intensive (très subventionnée…) qui consomme 70 % de l’eau ! L’hiver, elle apprécie la chaleur diffusée par son insert, ou son poêle à bois.
Pour se déplacer, dès que c’est possible, elle privilégie les transports en commun, le co-voiturage, le vélo…et la marche à pied ! Elle se renseigne aussi sur le réseau d’Autopartage.
Pour les vacances, la famille cherche dans le réseau Accueil Paysan un lieu sympa : camping, gîte, chambre d'hôte... Elle est sûre d'être accueillie par des paysans qui recherchent les échanges authentiques entre ruraux et citadins et qui utilisent des méthodes de culture respectueuses de l'environnement.
Les parents ont leur compte bancaire au Crédit Coopératif dont la vocation est d'être une banque coopérative, mettant ses métiers au service des acteurs d'une économie responsable, respectueuse des personnes et de leur environnement. Pour continuer de se renseigner sur l’affectation utile de son épargne, sur les offres de finances solidaires, la famille consulte le site Finansol. C'est là qu'elle a découvert les C.I.G.A.L.E.S. et elle s’est lancée dans l’aventure avec quelques amis : ce sont des clubs d'investissement de quelques personnes qui mettent en commun une petite épargne pour aider à la création et au développement de petites entreprises locales, en privilégiant les projets respectueux de l'être humain et de son environnement (commerce équitable Nord/Nord et Nord/Sud, agriculture biologique, insertion sociale, promotion de la culture, protection de l'environnement, construction saine …). La famille Colibri est ainsi associée à la vie d’une entreprise solidaire !"
Pour le reste, soyez créatifs !
mardi 30 août 2011
Festival We Love Green
A mon grand regret je ne serai pas sur Paris le week-end du 10/11 septembre, et je ne pourrai donc pas assister à la première édition de ce festival qui me tente pourtant diablement, tant par son objectif de promotion de la "green attitude", que par sa programmation musicale plus qu'alléchante : le fantasque mais non moins génial Peter Doherty, la jolie et prometteuse Selah Sue, les fabuleux anglais de Metronomy et le tendre mélodiste Piers Faccini. C'est bien simple, ce festival, il est fait pour moi :-(.
Alors je vous encourage à y aller et à me communiquer vos sentiments à son sujet !
Ce sera au parc de Bagatelle, en plein cœur du Bois de Boulogne. Le pass 2 jours est à 60€, le samedi c'est 33€ et le dimanche 38,50€.
Le lien vers le site welovegreen.fr et le manifeste dont je vous livre ci-dessous la teneur :
Alors je vous encourage à y aller et à me communiquer vos sentiments à son sujet !
Ce sera au parc de Bagatelle, en plein cœur du Bois de Boulogne. Le pass 2 jours est à 60€, le samedi c'est 33€ et le dimanche 38,50€.
Le lien vers le site welovegreen.fr et le manifeste dont je vous livre ci-dessous la teneur :
WE LOVE GREEN MANIFESTO
N'avez vous pas entendu ? Il est urgent de passer au vert et de vivre de manière responsable. Par toutes les formes. La musique, l'art, l'émerveillement...
Avez vous entendu parler des gestes écologiques au quotidien ? Du respect de l'environnement et de l'Homme ? Des sources nouvelles d'énergies durables ? D'un impératif de penser et d'agir ensemble pour transformer notre société vers des horizons plus solidaires, plus modernes, plus vivants, plus viables ?
Même si nous défendons le droit à chacun de choisir sa route, WE LOVE GREEN choisit de promouvoir l'idée du beau, du bon, du bien et du green. Pourquoi se priver d'être plus responsable tout en se faisant plaisir aux yeux et aux oreilles ?
Dire et faire WE LOVE GREEN, ensemble, c'est le début de notre engagement.
A vous de jouer.
N'avez vous pas entendu ? Il est urgent de passer au vert et de vivre de manière responsable. Par toutes les formes. La musique, l'art, l'émerveillement...
Avez vous entendu parler des gestes écologiques au quotidien ? Du respect de l'environnement et de l'Homme ? Des sources nouvelles d'énergies durables ? D'un impératif de penser et d'agir ensemble pour transformer notre société vers des horizons plus solidaires, plus modernes, plus vivants, plus viables ?
Même si nous défendons le droit à chacun de choisir sa route, WE LOVE GREEN choisit de promouvoir l'idée du beau, du bon, du bien et du green. Pourquoi se priver d'être plus responsable tout en se faisant plaisir aux yeux et aux oreilles ?
Dire et faire WE LOVE GREEN, ensemble, c'est le début de notre engagement.
A vous de jouer.
lundi 8 août 2011
Marées noires du delta du Niger : un scandale écologique discret
Le delta du fleuve Niger, situé au Nigeria (Afrique occidentale) est le lieu d'une pollution pétrolière sans comparaison, quotidienne et peu médiatisée. La zone, marécageuse, constituée de mangroves, est extrêmement riche en hydrocarbures de qualité facilement exploitables.
Les enjeux sont nombreux et il est difficile de désigner un responsable unique. Toujours est-il qu'entre grandes compagnies (Shell notamment, mais aussi Chevron, ExxonMobil ou Total) sans scrupule accusées de mauvais entretien des réseaux d'oléoducs et pour le moins peu actives sur le chantier de la dépollution, groupes armés en lutte pour une meilleure distribution des revenus du pétrole (MEND : Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger) organisant le sabotage des installations, raffineurs clandestins issus de la population locale prélevant une partie du brut en perçant les pipelines et un état fédéral nigérian prisonnier de ses intérêts financiers avec les majors et d'enjeux de politique interne (redistribution des richesses entre états producteurs et états non producteurs), le constat est implacable : entre 9 et 13 millions de barils ont été déversés dans la région depuis 50 ans selon une étude réalisée en 2006 par des d'experts nigérians, américains et britanniques (source L'Expansion). C'est une catastrophe écologique majeure, associée à des effets sur la santé des populations locales et à des troubles politiques récurrents et violents.
Le décor est planté. Pour aller plus loin je vous invite à lire les quelques articles suivants :
- Delta du Niger : l'insoluble conflit ? : article très instructif du Monde sur les tensions entre état nigérian et MEND (avril 2011)
- Les marées noires oubliées du delta du Niger : enquête paru dans Courrier International et réalisée auprès des habitants du Delta (The Guardian, juin 2010)
- Dans le delta du Niger, la pollution pétrolière est quotidienne : constat global paru dans L'Expansion (juillet 2010)
- La dépollution du delta du Niger pourrait prendre 30 ans, selon l'ONU : article du monde à propos de l'évaluation de la pollution effectuée par l'ONU et ses préconisations pour la dépollution (août 2011)
dimanche 7 août 2011
Pourquoi et comment sortir de notre modèle alimentaire actuel
La part des dépenses en produits alimentaires a fondu de 24,7% en 1960 à 14,8% en 2005 (rapport de l'INSEE de 2009). Parmi les causes de cette baisse : l'augmentation du budget global des ménages français (et la baisse induite de la part alimentaire), mais également l'explosion des autres postes du budget total (logement, transports, téléphonie...).
Il s'agit bien néanmoins d'un marqueur du profond changement de nos habitudes alimentaires, agissant au détriment de notre santé, à moyen et à long terme.
Une alimentation de qualité devrait être jugée comme un élément-clé de la santé et du bien-être humains. Or les logiques de rentabilité, productivité, efficacité ont perverti cet idéal jusqu'à un degré effrayant. A ce titre c'est toute la chaîne alimentaire qui doit être remise en question : depuis les modes de production jusqu'aux modes de consommation, en passant par les canaux de distribution.
Le modèle issu de la révolution agricole d'après-guerre, dont le but légitime fût de permettre l'autonomie française en terme de productions agricoles et de faire du secteur primaire un moteur du développement économique français, doit être aménagé, sinon transformé. Il faut aujourd'hui préserver nos ressources et sauvegarder la vie :
A l'autre extrémité, préservant ou accroissant ses marges quoiqu'il arrive, la grande distribution abusent des consommateurs pris en otage.
Du côté de la transformation, là aussi la logique de rentabilité prime : produits à haute teneur en sel ou en sucre pour cacher la médiocre qualité des ingrédients utilisés, gorgés de conservateurs (dont les parabènes, ayant des effets néfastes sur la fertilité et un potentiel cancérigène), graisse hydrogénée, colorants, exhausteurs de goûts et autres additifs mystérieux aux effets non maîtrisés.
La nourriture industrielle est largement suspectée d'être une menace pour l'Homme (risques cardiovasculaires, hormonaux, reproductifs). D'un point de vue sanitaire, il convient donc dans la mesure du possible, et souvent c'est possible, de privilégier le fait-maison et de limiter au minimum l'achat de produits transformés. Prendre le temps de cuisiner n'est pas irréaliste : vous mangerez mieux, vous aurez conscience de manger mieux et de vous faire du bien, et vous pourrez même faire des économies (il existe des recettes simples utilisant des produits simples, à combiner à l'infini). En cuisinant vous reprenez la main sur ce qui constitue le cœur de votre vie. Et ça peut même être relaxant !
Ce changement dans nos habitudes de consommation est fondamental pour notre santé et celles de nos enfants. Notre responsabilité est engagée : nous ne devons pas nous contenter de subir les diktats de lobbys et d'industriels puissants. Il faut se comporter en consom'acteurs pour faire bouger les choses et remettre l'humain au cœur de nos préoccupations, au centre du système production / transformation / distribution / nutrition.
D'un point de vue écologique, il est évidemment préférable d'opter pour le bio, au moins partiellement et selon ses moyens, d'autant que des supermarchés bio fleurissent un peu partout, et que les grandes surfaces classiques proposent désormais un panel plus étendu de produits bio qu'auparavant, à des prix abordables.
D'un point de vue développement durable, il judicieux de choisir des circuits d'approvisionnement courts (produits d'origine locale, plutôt qu'ayant fait le tour du monde pour arriver dans votre frigo) et des produits de saison. Des solutions existent :
N'étant ni scientifique ni économiste, j'ai essayé là de faire le bilan de ce qui me parait et m'a paru ahurissant dans le domaine l'alimentation au cours des récentes années. Tout cela me choque et je considère comme une nécessité de battre le rappel des bonnes pratiques. Bien sûr le sujet est vaste, et cette synthèse est fatalement incomplète. Je l'espère néanmoins informative et convaincante.
De nombreux sites web existent sur tous les sujets abordés ici : agriculture bio, OGM, risques sanitaires liés au effets des produits chimiques... Vous pourrez y trouver facilement les compléments d'information nécessaires.
Je vous invite également à lire ou relire "Le monde selon Monsanto" de Marie-Monique Robin, tour d'horizon édifiant de toutes les dérives évoquées plus haut.
Pour que l'expression "bon appétit" ne devienne pas une imprécation mortifère, agissons !
Il s'agit bien néanmoins d'un marqueur du profond changement de nos habitudes alimentaires, agissant au détriment de notre santé, à moyen et à long terme.
Une alimentation de qualité devrait être jugée comme un élément-clé de la santé et du bien-être humains. Or les logiques de rentabilité, productivité, efficacité ont perverti cet idéal jusqu'à un degré effrayant. A ce titre c'est toute la chaîne alimentaire qui doit être remise en question : depuis les modes de production jusqu'aux modes de consommation, en passant par les canaux de distribution.
Le modèle issu de la révolution agricole d'après-guerre, dont le but légitime fût de permettre l'autonomie française en terme de productions agricoles et de faire du secteur primaire un moteur du développement économique français, doit être aménagé, sinon transformé. Il faut aujourd'hui préserver nos ressources et sauvegarder la vie :
- stopper ou limiter l'utilisation des pesticides et engrais chimiques. Poisons qui se répandent dans les nappes phréatiques (empêchant les habitants de zones d'agriculture intensive de consommer l'eau du robinet), contaminent les fruits et légumes que nous mangeons, nuisent à la bio-diversité (disparition de familles de végétaux, mortalité élevée des abeilles).
- lutter contre l'introduction des OGM dans nos cultures. Malgré un moratoire sur le maïs transgénique voté en 2008, et l'opposition globalement unanime de la population, des essais en plein champ sont permis, voire leur cuture carrément autorisée (inscription en catimini de 38 variétés de maïs OGM au catalogue français en juillet 2010). Voir également la fiche thématique GREENPEACE au sujet des menaces et dangers des OGM.
- aider à l'installation et au développement d'exploitations agricoles bio (coût élevé des terrains, rigueur des cahiers des charges, baisse du crédit d'impôts sur la loin de finances 2011) pour combler le retard français en la matière.
A l'autre extrémité, préservant ou accroissant ses marges quoiqu'il arrive, la grande distribution abusent des consommateurs pris en otage.
Du côté de la transformation, là aussi la logique de rentabilité prime : produits à haute teneur en sel ou en sucre pour cacher la médiocre qualité des ingrédients utilisés, gorgés de conservateurs (dont les parabènes, ayant des effets néfastes sur la fertilité et un potentiel cancérigène), graisse hydrogénée, colorants, exhausteurs de goûts et autres additifs mystérieux aux effets non maîtrisés.
La nourriture industrielle est largement suspectée d'être une menace pour l'Homme (risques cardiovasculaires, hormonaux, reproductifs). D'un point de vue sanitaire, il convient donc dans la mesure du possible, et souvent c'est possible, de privilégier le fait-maison et de limiter au minimum l'achat de produits transformés. Prendre le temps de cuisiner n'est pas irréaliste : vous mangerez mieux, vous aurez conscience de manger mieux et de vous faire du bien, et vous pourrez même faire des économies (il existe des recettes simples utilisant des produits simples, à combiner à l'infini). En cuisinant vous reprenez la main sur ce qui constitue le cœur de votre vie. Et ça peut même être relaxant !
Ce changement dans nos habitudes de consommation est fondamental pour notre santé et celles de nos enfants. Notre responsabilité est engagée : nous ne devons pas nous contenter de subir les diktats de lobbys et d'industriels puissants. Il faut se comporter en consom'acteurs pour faire bouger les choses et remettre l'humain au cœur de nos préoccupations, au centre du système production / transformation / distribution / nutrition.
D'un point de vue écologique, il est évidemment préférable d'opter pour le bio, au moins partiellement et selon ses moyens, d'autant que des supermarchés bio fleurissent un peu partout, et que les grandes surfaces classiques proposent désormais un panel plus étendu de produits bio qu'auparavant, à des prix abordables.
D'un point de vue développement durable, il judicieux de choisir des circuits d'approvisionnement courts (produits d'origine locale, plutôt qu'ayant fait le tour du monde pour arriver dans votre frigo) et des produits de saison. Des solutions existent :
- les AMAP (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) sont destinées à favoriser l'agriculture paysanne et biologique en créant un lien direct entre paysans et consommateurs, qui s'engagent à acheter la production de celui-ci à un prix équitable et en payant par avance.
- les fermes ouvertes aux particuliers permettant d'y faire sa propre cueillette : en plus de passer un moment agréable, on peut y faire découvrir les fruits et légumes à ses enfants ! Des sites existent en région parisienne : ferme de Viltain (limite 91/78) ou ferme de Gally (78) par exemple).
N'étant ni scientifique ni économiste, j'ai essayé là de faire le bilan de ce qui me parait et m'a paru ahurissant dans le domaine l'alimentation au cours des récentes années. Tout cela me choque et je considère comme une nécessité de battre le rappel des bonnes pratiques. Bien sûr le sujet est vaste, et cette synthèse est fatalement incomplète. Je l'espère néanmoins informative et convaincante.
De nombreux sites web existent sur tous les sujets abordés ici : agriculture bio, OGM, risques sanitaires liés au effets des produits chimiques... Vous pourrez y trouver facilement les compléments d'information nécessaires.
Je vous invite également à lire ou relire "Le monde selon Monsanto" de Marie-Monique Robin, tour d'horizon édifiant de toutes les dérives évoquées plus haut.
Pour que l'expression "bon appétit" ne devienne pas une imprécation mortifère, agissons !
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