Le mythe de l’énergie illimitée s’achève. L’heure est à la sobriété, à l’efficacité, et au développement des énergies renouvelables. Dans le cadre du dernier volet de la (R)évolution consacré à l'énergie, Colibris propose 5 actions citoyennes qui participent à impulser un courant... alternatif !
Dossier entièrement extrait du site internet www.colibris-lemouvement.org. J’ai mis sur ce billet uniquement les développements des points 1 et 3. Le complément d’infos lié autres points est disponible sur le site des Colibris.
1. Je choisis un fournisseur indépendant d'énergie
100% renouvelable, sans énergie fossile ni nucléaire. (R)évolutionner l'énergie, ça commence par changer d'électricité !
Suite à l’ouverture en France du marché de l'électricité à la concurrence en 2004, EDF n’a plus le monopole de la fourniture d’électricité. Un des nouveaux venus sur le marché, Enercoop, propose une électricité 100% renouvelable, sans énergie fossile ni nucléaire. (R)évolutionner l'énergie, ça commence par changer d'électricité !
Enercoop a été créée sous forme de Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC), avec pour objectifs de promouvoir les énergies renouvelables, défendre la maîtrise de la consommation d'énergie, et décentraliser la production. La quasi totalité des bénéfices est réinvestie dans de nouveaux moyens de production.
Il y a actuellement 55 producteurs, répartis entre l’hydraulique, l’éolien, le photovoltaïque, et le biogaz.
Si les tarifs d’EDF sont sensiblement moins élevés (0,13€/kWh contre 0,16€/kWh chez Enercoop), c’est parce que l’opérateur historique est subventionné par une taxe, la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité). Mais cette différence de prix devrait s’estomper dans les années à venir, et s’harmoniser sur le marché européen (entre 0,16€ et 0,17€).
Plus d’infos : www.enercoop.fr
2. J’éco-habite
Choisir un habitat collectif, groupé, ou partagé, c’est adopter un mode de vie plus sobre et... plus convivial ! #Ecoquartier, #Gaspillage, #EfficacitéEnergètique
Paragraphe développé ici !
3. Je réduis ma consommation de viande
L'élevage animal représente un gouffre énergétique. Manger moins de viande est un acte politique !
Produire de la viande pour nous nourrir coûte très cher sur le plan environnemental et sanitaire. Au regard de l’accroissement de la population et de l’épuisement des ressources fossiles, il semble impératif de faire évoluer nos habitudes alimentaires.
Actuellement, un français consomme en moyenne 1,5kg de viande par semaine, aux grands regrets des nutritionnistes qui préconisent une consommation de 500g par semaine. Manger trop de viande engendre des répercussions néfastes sur la santé, parmi lesquelles des troubles cardio-vasculaires, de multiples cancers et de l’obésité. Ce mode de vie n’épargne guère l’équilibre des écosystèmes puisque les écologistes déplorent des déforestations massives en Amérique Latine, des conflits d’usage des terres (selon le WWF, 1kg de viande nécessite 323m2 de terre) et de l’eau (produire 1kg de boeuf nécessite plus de 15 000 litres d'eau), des pollutions dues aux effluents d’élevages, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre (1 kg de viande serait responsable de l’émission de 34,2kg d’équivalent CO2). A cet égard, selon un récent rapport de la FAO, l’élevage était responsable de 15% des émissions annuelles de GES dans le monde en 2013. De même, dans son rapport “Les spéculateurs de la faim”, l’ONG Foodwatch dénonce la spéculation sur les denrées alimentaires qui règne sur les marchés financiers et l’atteinte portée à la sécurité alimentaire des pays du Sud.
Sur l’aspect énergétique spécifiquement, la production de viande est gourmande en énergie, en raison du transport, de l’électricité nécessaire pour le chauffage des bâtiments et la production dans son ensemble. Il est important de souligner que la production d’1 kg de viande de boeuf nécessite 7 kg à 10 kg de végétaux. Il faut donc démultiplier les dépenses énergétiques afférentes : engrais et pesticides de synthèse, tracteurs, transport… L’alimentation du bétail représente, dans le monde, 70 % des surfaces agricoles ! Au détriment de l’alimentation humaine...
Plus d’info :
- “Manger plus végétarien”, sur le site de Colibris
- “Manger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé”, sur notre-planete.info.
- “Les spéculateurs de la faim”, rapport Foodwatch 2011.
- “L’impact de la viande sur les humains, les animaux, et la planète”, sur le site Viande.info.
4. J'investis mon épargne dans la transition énergétique
Investir en faveur du développement des énergies renouvelables, c'est favoriser la multiplication des productions locales !
Paragraphe développé ici !
5. Je participe à l'élaboration d'un plan de descente énergétique sur mon territoire
Première étape : initier un collectif de citoyens pour agir ensemble !
Paragraphe développé ici !
ou la chronique du désenchantement ordinaire. Un blog pour inciter à la conscience, à la révolte, à l'indignation. En réaction à ce qui blesse, ce qui choque, ce qui écœure. Un blog pour dépasser la tristesse et fonder l'espoir d'un renouveau. Un blog comme un défouloir de nos tensions, et au bout, qui sait, l'apaisement.
Incipit
Entre le rêve et l'échec, ou quand, en politique comme en amour, la déception semble être l'inévitable issue...
Rassurez-vous, pas de pessimisme absolu en guise de ligne éditoriale, mais plutôt des variations autour des thèmes suivants : dépit / renouveau / trentenaire / conscience politique / résignation / colère / écologie / révolte / rock / partage / émotion / sourire / échec / (re)construction…
lundi 21 juillet 2014
mercredi 14 mai 2014
Enfermé en soi
Je lis. Je lis. Je lis. Je me noie dans les romans. Prendre les mots des autres, jusqu’à ras bord.
L'impression d'être bloqué en dedans, paralysé, sans élan. Recul sur soi en
sourdine. Jusqu’à devenir sourd. Ne pas savoir ce qu'il faut penser. Ne pas
savoir s’il faut penser. Savoir, ou se persuader, que penser c’est le chemin vers le Mal. Savoir
que « c’est au printemps que je sombre ». Ne pas être triste, trop
triste au moins. Se forcer à ne pas penser, sans même le faire exprès. Ce n’est
pas se forcer en fait, ça vient de l’intérieur. Fuite intrinsèque de ma pensée.
Partir à Montpellier comme ça. Un peu d’évasion, ou de fuite. Répondre à …,
comme ça. Ecouter Deportivo fort, très fort, comme ça. Comme porter des œillères.
Pas de son, pas d'image, pas de pensée. Du moins, propres. Propres, de propre à soi.
Remplir. De sons. De mots. Pas les miens. Pas ceux de l’intérieur.
Ils sont inaudibles.
Rétention auto-entretenue d’information. Entropie maximale. Merci
Aurélien Bellanger. Un mot nouveau dans le vocabulaire. Mot qui reste
impénétrable quand même. Ou dont j’entretiens la méconnaissance. Comme je m’évertue
à me méconnaître. Ce que je veux. Ce qu’il faut, être ou faire. Doit-on savoir
ce qu’il faut être ou faire ? S’assumer. Même si c’est pas dans les plans.
Ou assumer sa connerie, sa peur, sa perversion. Assumer d’avoir envie de rire.
Assumer d’avoir la pêche physiquement. Assumer d’être seul. Même si c’était pas
dans les plans. Ou si ça avait trop été dans les plans. Réminiscence d’adolescence, où
vraiment je sentais que j’étais pas « dans les plans ».
Il est tard, déjà. Demain il sera encore plus tard. Les années n’attendent
pas pour passer.
Mourir en jouissant. Vivre pour jouir. Libre et indépendant. Ivre
et pédant. On aura « eu mieux que du chagrin, on rentre, on rentre ».
On aura eu du chagrin. On l’aura fui. On l’aura dépassé par ce qui est, un
temps, des temps, mieux que du chagrin. A la fin il restera les rires, les
doutes, les regrets, les remords, la solitude. Et du chagrin sûrement. Et des
rides. Et un air vieilli. Et des tissus nécrosés.
Et une jolie nostalgie, une tristesse drôle. De ça on ne tirera
rien. De ce billet de blog. De la vie. On ne tirera rien. On ne se changera
pas. Accepter. S’accepter.
Bande-son : Pigeon John, Dragon slayer (2010) ; Thomas B., Shoot (2014)
mercredi 26 mars 2014
(R) évolution des colibris : étape 4
En ces lendemains d'élections municipales, la quatrième étape de la révolution des Colibris prend tout son sens.
Pas besoin de longue introduction, si vous êtes familier(s) de ce blog ou si vous avez suivi les actualités de ce début de semaine, vous comprendrez :
Pas besoin de longue introduction, si vous êtes familier(s) de ce blog ou si vous avez suivi les actualités de ce début de semaine, vous comprendrez :
"Abstention record, démobilisation citoyenne, individualisme, d'un côté, soif de pouvoir, impunité, court-termisme, clientélisme de l'autre... les obstacles semblent nombreux face aux enjeux que nos démocraties devront affronter dans les années à venir.
De même, au sein des organisations, le modèle pyramidal montre ses limites. Les comportements archaïques (repli sur soi, agressivité, luttes de territoires...) sont autant de réactions défensives omniprésentes. Face à un monde en mutation, il est urgent de remplacer la compétition et l’individualisme par la coopération.
Comment faire primer l’intérêt général ? Comment faire face aux problèmes à long terme (changement climatique, raréfaction des ressources, instabilité économique...), à leur caractère mondialisé, tout en donnant aux citoyens le pouvoir qui leur revient ?
Si nous voulons reprendre le pouvoir, il est essentiel que chacun fasse sa part et que nous construisions des dynamiques collectives.
Ateliers citoyens, actions locales, nouveaux modes de gouvernance, Initiatives Citoyennes Européennes... Explorons ensemble ces nombreuses solutions ! Reprenons notre pouvoir d'agir et faisons l'avenir de nos territoires !"
De même, au sein des organisations, le modèle pyramidal montre ses limites. Les comportements archaïques (repli sur soi, agressivité, luttes de territoires...) sont autant de réactions défensives omniprésentes. Face à un monde en mutation, il est urgent de remplacer la compétition et l’individualisme par la coopération.
Comment faire primer l’intérêt général ? Comment faire face aux problèmes à long terme (changement climatique, raréfaction des ressources, instabilité économique...), à leur caractère mondialisé, tout en donnant aux citoyens le pouvoir qui leur revient ?
Si nous voulons reprendre le pouvoir, il est essentiel que chacun fasse sa part et que nous construisions des dynamiques collectives.
Ateliers citoyens, actions locales, nouveaux modes de gouvernance, Initiatives Citoyennes Européennes... Explorons ensemble ces nombreuses solutions ! Reprenons notre pouvoir d'agir et faisons l'avenir de nos territoires !"
Réinventer la démocratie
Un exemple d'action parmi les cinq proposées par le Mouvement Colibris : La participation à une Initiative Citoyenne Européenne
"Depuis le 1er avril 2012, l’Union Européenne s’est dotée d’un nouvel outil visant à instaurer plus de démocratie participative dans l’institution : l’Inititiative Citoyenne Européenne (ICE).
L’ICE est un droit d’initiative politique qui offre la possibilité aux citoyens européens de proposer une réforme législative à la Commission Européenne.
Fonctionnant comme une pétition, l’ICE dispose d’une année pour obtenir un million de signatures de citoyens issus d’au moins sept des Etats membres de l’UE. Si les conditions de recevabilité sont remplies, l’initiative arrive sur le bureau de la Commission européenne, qui dispose de 4 mois pour étudier la recommandation et présenter une proposition législative.
Malgré un dispositif lourd et l’absence de pouvoir contraignant la Commission Européenne à présenter une proposition législative, l’enjeu est néanmoins de taille pour les citoyens qui disposent aujourd’hui d’un média puissant pour alerter les décideurs européens et ainsi orienter l’agenda européen.
Malgré un dispositif lourd et l’absence de pouvoir contraignant la Commission Européenne à présenter une proposition législative, l’enjeu est néanmoins de taille pour les citoyens qui disposent aujourd’hui d’un média puissant pour alerter les décideurs européens et ainsi orienter l’agenda européen.
L’ICE "Right to water"* ("Droit à l'eau") est la première ICE à avoir obtenu un million de signatures, en moins de 9 mois. Preuve qu’une mobilisation citoyenne et transnationale est possible sur des enjeux primordiaux ! Donner sa signature à une ICE est simple et prend seulement quelques minutes. C’est pourtant une action majeur pour reprendre notre pouvoir. Signez et partagez l’ICE qui vous touche et participez à cet élan collectif qui permettra d’influer les choix de l’UE !"
Voir la liste des ICE en cours
*l’ICE "Right to Water" qui demande à l’UE de reconnaître l’eau et l’assainissement comme des biens communs et des droits humains essentiels au sens que lui donnent les Nations Unies.
Plus d'info : www.right2water.eu ; Article du Monde sur la suite donnée par la Commission Européenne à cette initiative
mercredi 19 mars 2014
Girls in Hawaii, Olympia 2014
Je ne connaissais que trop peu les six (dont 2 nouveaux) de Girls in Hawaii, hormis "Bored", le titre qui me les avait faits découvrir aux alentours de 2008. Autant dire que je partais en terra (belga) incognita au moment d'assister à leur concert du 18 mars dernier à l'Olympia.
Et bien mes amis ! Quel plaisir a progressivement gonflé mes veines au cours de ces deux heures pleines ! Plaisir semble-t-il partagé par le groupe, avec comme indice de la véracité de mon pressentiment l'impression générale de jubilation qu'on pouvait lire sur leurs visages, et pour aveu les déclarations de l'un des 2 chanteurs.
Et pourtant après l'écoute du dernier album en date, paru après plusieurs années de pause, une crainte diffuse s'était emparée de moi, celle de retrouver lors du concert l'ambiance grave, profonde, introspective de ce LP conçu autour du manque et de la disparition. Le show aurait pu prendre alors des apparences de requiem morne et cafardeux, et pour tout dire chiant.
Tout l'inverse s'est produit ! Évidemment les nouveaux morceaux furent joués, notamment lors de la première partie du récital, car s'en fût un, par son excellence. Mais alors quelle sublime séquence ces chansons ont composé, peu ou prou autour de "Here I belong". Un enchaînement rêvé de cinq ou six très très élégants morceaux qui m'a littéralement mis sur orbite.
Un son bien au point et des musiciens maîtrisant parfaitement leur sujet, pour une atmosphère aérienne et lumineuse. C'était comme flotter dans ciel constellé d'étoiles, à l'image du fond de scène figurant un Everest (le titre du 3ème et dernier album) à l'environnement changeant, tour à tour neigeux, baigné de brumes safranées, rouge ardent ou sur-imprimé d'un triangle éclatant.
Puis par légères touches, les Girls nous ont conduits vers une île plus rock, quoique toujours douce (cf un délice joué à deux à la guitare et au xylophone), presque imperceptiblement. Des morceaux plus chargés en riffs, certainement plus anciens car accueillis par de mesurées mais sincères réactions d'enthousiasme du public.
Une soudaine énergie pour le moins communicative, car la dite assistance, venue en masse garnir la salle parisienne (belle surprise personnelle, et pour le coup belle reconnaissance de la valeur du groupe), a fini entièrement conquise. En témoignent les applaudissements cette fois nourris et les visages ravis à l'orée de la séquence finale, éminemment emballante, d'une folle puissance rock, toutes guitares hurlantes, portée par les cris enragés du chanteur (celui à la chemise à carreaux objet d'analyse LJ) sur "Flavor".
J'en suis resté scotché, et bien bien content d'avoir assisté à cela, et par la même occasion d'avoir exprimé ma gratitude et ma fidélité à une composition ("Bored", second album) qui, parmi tant d'autres, a symbolisé ma renaissance musicale et partant, ma survivance. Même si le morceau en question ne fût en fait pas joué ;-) Preuve que la vie s'est imposée. Pour eux, comme pour moi.
Liens utiles :
Et bien mes amis ! Quel plaisir a progressivement gonflé mes veines au cours de ces deux heures pleines ! Plaisir semble-t-il partagé par le groupe, avec comme indice de la véracité de mon pressentiment l'impression générale de jubilation qu'on pouvait lire sur leurs visages, et pour aveu les déclarations de l'un des 2 chanteurs.
Et pourtant après l'écoute du dernier album en date, paru après plusieurs années de pause, une crainte diffuse s'était emparée de moi, celle de retrouver lors du concert l'ambiance grave, profonde, introspective de ce LP conçu autour du manque et de la disparition. Le show aurait pu prendre alors des apparences de requiem morne et cafardeux, et pour tout dire chiant.
Tout l'inverse s'est produit ! Évidemment les nouveaux morceaux furent joués, notamment lors de la première partie du récital, car s'en fût un, par son excellence. Mais alors quelle sublime séquence ces chansons ont composé, peu ou prou autour de "Here I belong". Un enchaînement rêvé de cinq ou six très très élégants morceaux qui m'a littéralement mis sur orbite.
Here I belong
Un son bien au point et des musiciens maîtrisant parfaitement leur sujet, pour une atmosphère aérienne et lumineuse. C'était comme flotter dans ciel constellé d'étoiles, à l'image du fond de scène figurant un Everest (le titre du 3ème et dernier album) à l'environnement changeant, tour à tour neigeux, baigné de brumes safranées, rouge ardent ou sur-imprimé d'un triangle éclatant.
Puis par légères touches, les Girls nous ont conduits vers une île plus rock, quoique toujours douce (cf un délice joué à deux à la guitare et au xylophone), presque imperceptiblement. Des morceaux plus chargés en riffs, certainement plus anciens car accueillis par de mesurées mais sincères réactions d'enthousiasme du public.
Une soudaine énergie pour le moins communicative, car la dite assistance, venue en masse garnir la salle parisienne (belle surprise personnelle, et pour le coup belle reconnaissance de la valeur du groupe), a fini entièrement conquise. En témoignent les applaudissements cette fois nourris et les visages ravis à l'orée de la séquence finale, éminemment emballante, d'une folle puissance rock, toutes guitares hurlantes, portée par les cris enragés du chanteur (celui à la chemise à carreaux objet d'analyse LJ) sur "Flavor".
Flavor, live Olympia 2014
J'en suis resté scotché, et bien bien content d'avoir assisté à cela, et par la même occasion d'avoir exprimé ma gratitude et ma fidélité à une composition ("Bored", second album) qui, parmi tant d'autres, a symbolisé ma renaissance musicale et partant, ma survivance. Même si le morceau en question ne fût en fait pas joué ;-) Preuve que la vie s'est imposée. Pour eux, comme pour moi.
Liens utiles :
- Le live report de Merseyside, avec quelques extraits du concert
- Un article de Frontpage, le blog pop rock du Soir (journal belge)
- Le site officiel du groupe
- La setlist du concert
mardi 1 octobre 2013
Lire en moi comme dans un livre ouvert
"La poésie est un territoire où toute affirmation devient vérité. Le poète a dit hier : la vie est vaine comme un pleur, il dit aujourd'hui : la vie est gaie comme le rire et à chaque fois il a raison. Il dit aujourd'hui : tout s'achève et sombre dans le silence, il dira demain : rien ne s'achève et tout résonne éternellement et les deux sont vrais. Le poète n'a besoin de rien prouver ; la seule preuve réside dans l'intensité de son émotion."
Kundera, La vie est ailleurs
Je vivais des moments, qui pouvaient être bons, même jolis. Mais ils ne s'ancraient pas en moi. Ne s'imprimaient pas, des instantanés sans impact. Comme s'ils restaient en suspens, s'évertuant à rester suffisamment légers pour ne pas laisser de traces de leur passage. Pour n'être plus le lendemain qu'un lointain paysage rêvé, comme le vague souvenir d'un vieux voyage, presque indiscernable car flottant dans les brumes, aux confins de la mémoire servile et de l'oubli volontaire.
Comment alors construire une histoire à deux, si les éléments qui auraient dû s'empiler et la fonder jour après jour disparaissaient chaque matin. Ton amour comme un chantier permanent pour des ouvriers sans cesse condamnés à reprendre le travail de la veille, tels des Sisyphe du sentiment ou des Pénélope de l'engagement amoureux.
Mais le besoin impérieux de fuir me soulevait, irrépressible, incoercible. Qu'est-ce qui motive la fuite ?...
Prisonnier de ma liberté, je fus. Les regrets seront-ils mes futurs geôliers ?
Car au lit ne m'attendent que des draps dépourvus de ton parfum. Et dans l'air les notes de musique ne servent qu'à remplacer ton rire.
Vice de la solitude et vertu de l'indépendance. Contre moi-même, faut-il que je sévisse et que je m'évertue ?
"[...]il essayait de se concentrer en vain sur les paroles de son père, mais les mains d'Izaskun se posaient sur ses oreilles pour l'empêcher d'entendre, et les mains d'Agnès effleuraient ses paupières, comme on clôt les yeux d'un mort, pour l'empêcher de voir, et malgré tous ses efforts, il ne pouvait ni voir ni entendre son père [...] expliquer comme il pouvait à ses enfants qu'il allait peut-être mourir bientôt car son discours n'avait pas sa place dans le meilleur des mondes possibles, le monde du triomphe et de l'insouciance, et il ne pouvait y acquérir le moindre sens intelligible, ce n'était qu'une rumeur désagréable, les remous inquiétants d'un fleuve souterrain dont la puissance lointaine ne pouvait menacer l'ordre de ce monde parfait [...]"
Jérôme Ferrari, Le sermon sur la chute de Rome
Fond sonore : Chapelle sixteen, Daniel Darc (album posthume)
lundi 9 septembre 2013
Rochefort en Mer, soirée charmante
Je viens d'arriver à Rochefort, pour une énième nuit dans cette petite ville dont le charme opérant sur moi est toujours renouvelé. La traversée des marais asséchés depuis Surgères au soleil couchant, les canaux, les murailles, les rues tracées au cordeau, les immeubles comme des blocs de calcaires surgis de nulle part, ou si de la volonté royale, au fond de ce méandre originellement désolé de la Charente.
Une blancheur un peu fanée, donc. Une magnificence désuète et pour cela même un peu dérisoire. Une grandeur passée et éphémère dont le témoignage architectural donne un cachet quasi colonial à la cité-arsenal de Colbert. Et le soir venu, un calme presque insipide qui confère au centre-ville une virginité apaisante.
La réceptionniste est jolie, souriante, et troublée (j'aime à le croire) par le regard que j'ai involontairement plantée dans ses yeux noisettes. L'hôtel, jusqu'ici inconnu, est élégamment paré, doté d'un patio et d'un jardin. On vivrait là.
Les déplacements ça a parfois du mauvais quand le moral n'est pas au beau fixe, mais ça a souvent du bon.
Du temps pendant le trajet pour s'informer, se cultiver grâce aux bonnes ondes de France Inter.
"Dieu n’ayant pu faire de nous des humbles fait de nous des humiliés." Extrait du Journal de Julien Green.
Prétention modérée et aptitude au contentement sont les deux mamelles de ma félicité du soir.
Une blancheur un peu fanée, donc. Une magnificence désuète et pour cela même un peu dérisoire. Une grandeur passée et éphémère dont le témoignage architectural donne un cachet quasi colonial à la cité-arsenal de Colbert. Et le soir venu, un calme presque insipide qui confère au centre-ville une virginité apaisante.
La réceptionniste est jolie, souriante, et troublée (j'aime à le croire) par le regard que j'ai involontairement plantée dans ses yeux noisettes. L'hôtel, jusqu'ici inconnu, est élégamment paré, doté d'un patio et d'un jardin. On vivrait là.
Les déplacements ça a parfois du mauvais quand le moral n'est pas au beau fixe, mais ça a souvent du bon.
Du temps pendant le trajet pour s'informer, se cultiver grâce aux bonnes ondes de France Inter.
"Dieu n’ayant pu faire de nous des humbles fait de nous des humiliés." Extrait du Journal de Julien Green.
Prétention modérée et aptitude au contentement sont les deux mamelles de ma félicité du soir.
lundi 10 juin 2013
(R) évolution des colibris : étape 2
Nous sommes nombreux à vouloir construire une société véritablement écologique et humaine. Dont la priorité est notre épanouissement collectif sur cette planète. Qui prenne soin de la nature et des animaux.
Nous sommes encore plus nombreux à savoir que si nous poursuivons dans la voie actuelle, les conséquences seront catastrophiques.
La plupart des responsables politiques, des organisations internationales, des collectivités locales, des entreprises grandes ou petites, des citoyens le savent. Le GIEC, l'ONU, la Banque Mondiale même, ainsi que bon nombre de chefs d’Etats le disent, les journalistes l’écrivent…
Pourtant, aucune décision, politique ou économique, réellement courageuse, véritablement en adéquation avec la gravité de la situation, n’est prise.Le mouvement des Colibris a un plan pour faire bouger les lignes : reprendre le pouvoir sur l’économie, l’agriculture, l’éducation, la démocratie, l’énergie, dès 2013. Pour construire une société nouvelle, réellement soutenable et épanouissante pour tous.
Comme nous avions commencé à le faire en janvier 2013, nous continuons à dérouler ici ce plan en 5 axes. La 1ère étape avait consisté à relocaliser l'économie. Depuis quelques semaines, les Colibris creusent le 2ème sillon :
La (R)évolution de l'agriculture : Planter ce que nous mangeons.
Consommation excessive de pétrole, pollution, usage massif de produits phytosanitaires, standardisation de la production, appauvrissement des terres nourricières, disparition des paysans… Les conséquences de l’agriculture actuelle sont lourdes. Elles sont détaillées sur ce lien. Mais comme le Colibri est volontaire et optimiste par nature, il suggère à la suite de ces fléaux les solutions existantes.
A notre échelle de citoyens lambda mais concernés, le mouvement nous offre 5 possibilités d'actions pour participer concrètement à la (R)évolution :
1. Planter avec les Incroyables Comestibles
Transformons nos territoires en immense potager avec les Incroyables Comestibles !
Une démarche collective de jardinage !
2. Je mange bio, local et de saison
Favoriser le local, respecter les principes de l’agroécologie, constitue aujourd’hui une garantie d’alimentation plus saine et plus équilibrée. En décidant de consommer des produits bio, locaux et de saison, vous faites donc un double-choix positif : celui de privilégier votre santé tout en luttant contre l'appauvrissement des terres.
3. Je cultive un potager agroécologique comestible
Jardins privés ou partagés, tout le monde peut s’engager dans la culture d’un petit potager ! #Association Kokopelli
4. Je crée des circuits courts de distribution
Changer notre rapport à la production et à la consommation implique une dernière révision de taille : celle des modes de distribution et d’approvisionnement. Une alimentation commercialisée en circuit-court, c’est l’assurance d’une production locale et d’une consommation responsable, respectueuse de l’environnement. #AMAP
5. J’investis dans une Foncière
Pour voir renaître une agriculture de proximité, il faut pouvoir cultiver localement ! C’est pourquoi la propriété foncière est un outil essentiel au développement serein d’une agriculture paysanne. L’enjeu est de pouvoir assurer aux paysans un accès aux terres agricoles. #Terredeliens
Aujourd’hui, nous avons le pouvoir d’inverser la tendance ! Faisons le choix d’une production agricole biologique et locale, respectueuse de la nature et des humains !
Prochain post sur le même thème : Octobre, le plan Education
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